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		<title>Les mus&#233;es au mus&#233;e ? Le patrimoine entre poussi&#232;re et commerce</title>
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		<description>Lien vers le site de Politique Le bimestriel Politique revue de d&#233;bats consacre son num&#233;ro 70 de mai-juin 2011 au th&#232;me des mus&#233;es &#171; Les mus&#233;es au mus&#233;e ? Le patrimoine entre poussi&#232;re et commerce &#187;. On mentionnera le tr&#232;s int&#233;ressant article de Andr&#233; Gob, arch&#233;ologue et mus&#233;ologue, Professeur &#224; l'Universit&#233; de Li&#232;ge, &#171; Des mus&#233;es au service des politiques &#187;. Ce dernier reprend une formule de Michel Colardelle, &#171; Le mus&#233;e est un outil de doute &#187;, en ce qu'il cultive l'esprit critique et suscite des (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://politique.eu.org/spip.php?rubrique125&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Lien vers le site de &lt;i&gt;Politique&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bimestriel &lt;i&gt;Politique&lt;/i&gt; revue de d&#233;bats consacre son num&#233;ro 70 de mai-juin 2011 au th&#232;me des mus&#233;es &lt;strong&gt;&#171; Les mus&#233;es au mus&#233;e ? Le patrimoine entre poussi&#232;re et commerce &#187;.&lt;/strong&gt; On mentionnera le tr&#232;s int&#233;ressant article de Andr&#233; Gob, arch&#233;ologue et mus&#233;ologue, Professeur &#224; l'Universit&#233; de Li&#232;ge, &#171; Des mus&#233;es au service des politiques &#187;. Ce dernier reprend une formule de Michel Colardelle, &lt;i&gt;&#171; Le mus&#233;e est un outil de doute &#187;&lt;/i&gt;, en ce qu'il cultive l'esprit critique et suscite des questionnements. A rebours, le discours politique a &lt;i&gt;&#171; l'ambition d'apporter des r&#233;ponses et d'&#233;teindre les doutes &#187;&lt;/i&gt;. Il y a donc selon l'auteur, tension entre la mission scientifique du mus&#233;e et une certaine logique politique. On &#233;pinglera aussi les entretiens avec le Recteur Didier Viviers qui est Professeur d'histoire et d'arch&#233;ologie et Philippe Mettens, Pr&#233;sident du Service Politique F&#233;d&#233;ral Politique scientifique qui r&#233;v&#232;lent des visions divergentes du r&#244;le des mus&#233;es. Pour le dire bri&#232;vement, deux lignes mus&#233;ales s'opposent, l'une universaliste (faire d&#233;couvrir l'inconnu plut&#244;t qu'approfondir un &#171; d&#233;j&#224; connu &#187;) l'autre plus identitaire et manag&#233;riale (attirer le public via un regroupement th&#233;matique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne Morelli, quant &#224; elle, s'interroge avec vivacit&#233; sur les causes du non aboutissement du Mus&#233;e de l'immigration dans son texte &#171; La lente agonie du Mus&#233;e de l'Immigration &#187;. En l'espace de dix ans, le projet de Mus&#233;e de l'Immigration a &#233;t&#233; pens&#233;, programm&#233;, et semble finalement vou&#233; &#224; &#234;tre oubli&#233; face au peu d'enthousiasme de la majorit&#233; politique. De nombreux autres articles pertinents alimentent la r&#233;flexion sur la politique publique mus&#233;ale ? Cette politique est notamment li&#233;e &#224; la gestion du patrimoine publique et &#224; une certaine conception de la culture. Cette question fait en r&#233;alit&#233; l'objet de trop peu de d&#233;bats, ce qui rend d'autant plus pr&#233;sent l'int&#233;r&#234;t de ce num&#233;ro de Politique. Les mus&#233;es repr&#233;sentent en effet un important facteur d'&#233;ducation et de civilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Alexandre Piraux&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une d&#233;mocratie corruptible. Arrangements, favoritisme et conflits d'int&#233;r&#234;ts</title>
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		<description>Une recension d'Alexandre Piraux &lt;br /&gt;Ce livre modeste par le nombre de pages mais dense quant aux analyses s'interroge sur la permanence dans nos d&#233;mocraties de l'ambivalence des citoyens &#224; l'&#233;gard des ph&#233;nom&#232;nes de corruption et des atteintes &#224; la probit&#233; publique. &lt;br /&gt;Il ne s'agit pas selon l'auteur de d&#233;noncer, de d&#233;plorer ou inversement de minimiser ces ph&#233;nom&#232;nes en les d&#233;dramatisant. La corruption est envisag&#233;e comme un ph&#233;nom&#232;ne &#171; normal &#187;, une normalit&#233; sociologique au sens de Durkheim, &#224; savoir comme un (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Une recension d'Alexandre Piraux&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce livre modeste par le nombre de pages mais dense quant aux analyses s'interroge sur la permanence dans nos d&#233;mocraties de l'ambivalence des citoyens &#224; l'&#233;gard des ph&#233;nom&#232;nes de corruption et des atteintes &#224; la probit&#233; publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas selon l'auteur de d&#233;noncer, de d&#233;plorer ou inversement de minimiser ces ph&#233;nom&#232;nes en les d&#233;dramatisant. La corruption est envisag&#233;e comme un ph&#233;nom&#232;ne &#171; normal &#187;, une normalit&#233; sociologique au sens de Durkheim, &#224; savoir comme un acte de transgression pr&#233;visible et non comme une pathologie sociale. Cependant alors que dans les ann&#233;es 1980, un tiers des Fran&#231;ais consid&#233;rait les hommes politiques comme &#171; plut&#244;t corrompus &#187;, la proportion s'&#233;l&#232;ve entre 60 et 65% dans les ann&#233;es 2000. En une g&#233;n&#233;ration le pourcentage de m&#233;fiance a doubl&#233; et &#171; pour beaucoup, se tenir &#224; distance du pouvoir est devenu une vertu, un comportement civique invers&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, Pierre Lascoumes essaie de comprendre l'&#233;cart entre les d&#233;nonciations virulentes des &#171; corruptions &#187; et son acceptation de fait. L'auteur part de l'hypoth&#232;se qu'il existe des liens &#233;troits entre la perception de la corruption et la conception que le citoyen se fait du politique. &#171; C'est en fonction de la mani&#232;re dont les citoyens se repr&#233;sentent les responsabilit&#233;s politiques qu'ils jugent les d&#233;viances perp&#233;tr&#233;es en ce domaine. &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion de corruption et ce qui en d&#233;limite les contours n'est pas aussi &#233;vidente qu'on pourrait l'imaginer au premier abord. Si l'acception la plus fr&#233;quente est d'ordre juridique, il semble bien que ce sens ne soit pas suffisant aux yeux de certains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Lascoumes distingue trois d&#233;finitions de la corruption. La premi&#232;re approche est juridique et met en &#233;vidence la notion de gains directs ou indirects r&#233;sultant d'un abus de pouvoir ; la deuxi&#232;me approche est beaucoup plus extensive et focalis&#233;e sur la notion d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. Le syst&#232;me de patronage, de client&#233;lisme, le lobbying influen&#231;ant de fa&#231;on particulariste les d&#233;cisions des autorit&#233;s font partie de cette conception d'apr&#232;s laquelle : &#171; Toutes les pratiques qui privil&#233;gient certains acteurs et en excluent d'autres sont consid&#233;r&#233;s comme contraires &#224; l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral &#187;. Un troisi&#232;me type de d&#233;finition repose sur le mod&#232;le &#233;conomique et conf&#232;re une certaine utilit&#233; ou efficacit&#233; aux pratiques corrompues, en particulier dans le contournement d'obstacles bureaucratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s des enqu&#234;tes am&#233;ricaines, les jugements vis-&#224; -vis de la corruption sont d'autant plus s&#233;v&#232;res que l'acteur public est distant (&#233;loign&#233;) des citoyens et que sa fonction est abstraite. A rebours, les pratiques d&#233;viantes b&#233;n&#233;ficiant &#224; des citoyens ou &#224; des acteurs politiques de proximit&#233; sont davantage tol&#233;r&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cartographie des jugements sur la corruption s'organise en trois zones : la &#171; zone noire &#187; du consensus r&#233;probateur, la &#171; zone blanche &#187; du consensus de tol&#233;rance ; la zone &#171; grise &#187; du dissensus et des incertitudes. Les &#233;tudes statistiques men&#233;es en France par l'auteur et son &#233;quipe de chercheurs &#233;tablissent que les secteurs les plus expos&#233;s &#224; la corruption selon l'opinion publique, sont les partis politiques, les milieux financiers (respectivement 75, 9 % et 66,5%) l'administration &#233;tant &#224; 19,9%. Selon cette enqu&#234;te, un petit quart de la population revendique un niveau &#233;lev&#233; d'exigence morale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enqu&#234;te met en &#233;vidence la diversit&#233; des perceptions vis-&#224; -vis des atteintes &#224; la probit&#233;. Elle met aussi &#224; mal le pr&#233;jug&#233; selon lequel le point de vue rigoriste serait majoritaire alors que ce point de vue est minoritaire par rapport &#224; l'importance des positions plus laxistes ou ambivalentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diverses explications &#224; la tol&#233;rance existent : celle du &#171; vote v&#233;nal &#187; des citoyens plus motiv&#233;s par leurs int&#233;r&#234;ts mat&#233;riels que par la coh&#233;rence avec leurs valeurs ou id&#233;es ; deuxi&#232;mement les citoyens mal inform&#233;s ou trop inform&#233;s ne peuvent ou n'ont pas la comp&#233;tence pour faire le tri parmi les informations ; une troisi&#232;me explication met l'accent sur les aspects institutionnels et donc sur les types de r&#233;gime politique (pluralisme fort ou faible) et sur le capital socioculturel des citoyens (fort/faible) ; un quatri&#232;me type d'analyse se r&#233;f&#232;re aux positions id&#233;ologiques des personnes qui pr&#233;valent sur le jugement moral, ainsi le soutien &#224; un parti ou aux priorit&#233;s d'une politique publique renforce la tol&#233;rance &#224; l'&#233;gard de ses ill&#233;galismes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi les citoyens utilisent-ils un ensemble d'arguments qui vont de la primaut&#233; donn&#233;e aux r&#233;sultats de l'action politique, &#224; l'identification personnelle &#224; l'&#233;lu dans le cadre d'une relation de proximit&#233;, en passant par sa victimisation (le grand complot contre l'&#233;lu) ou la mise en cause du syst&#232;me politique pour justifier un comportement qui d&#233;borde les cadres l&#233;gaux. La probit&#233; n'est donc pas le crit&#232;re de jugement premier des &#233;lecteurs et est mise en balance avec d'autres facteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livre nous rappelle que l'acte de corruption n'est pas une pratique unilat&#233;rale mais s'inscrit dans une relation &#224; trois entre le &#171; solliciteur &#187;, &#171; le d&#233;cideur &#187; et le &#171; public &#187; en position de &#171; censeur passif &#187; plut&#244;t ambivalent s'il attend des avantages pour lui-m&#234;me ou pour son groupe social. Les accusations publiques recherchent le &#171; coupable &#187; mais sont beaucoup plus discr&#232;tes sur les corrupteurs potentiels depuis le chef d'entreprise jusqu'au simple citoyen. Pierre Lascoumes consid&#232;re que : &#171; C'est l&#224; un point aveugle des analyses existantes &#187; qui sous-entendraient que &#171; la d&#233;fense des institutions d&#233;mocratiques et de leurs r&#232;gles rel&#232;ve de la seule responsabilit&#233; des politiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proximit&#233; justifie le favoritisme, les pratiques d'&#171; arrangement &#187; avec les r&#232;gles et rend acceptables les ruptures d'&#233;galit&#233; entre citoyens, le political business. C'est pour cette raison que l'on peut parler de tyrannie de la proximit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour conclure l'auteur estime que la seule fa&#231;on de restreindre ces pratiques d&#233;viantes est de les rendre explicites et de les mettre en visibilit&#233;, dans la mesure o&#249; cela s'av&#232;re toutefois possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Lascoumes se montre &#233;tonnamment optimiste &#224; l'&#233;gard des conflits d'int&#233;r&#234;ts qui sont, selon lui, en cours de domestication gr&#226;ce aux crit&#232;res de r&#233;putation auxquels tiennent les scientifiques, et ce en d&#233;pit des fortes r&#233;ticences suscit&#233;es en France par la publicisation des conflits d'int&#233;r&#234;ts (le fait pour un expert par exemple de d&#233;clarer ses liens avec un groupe &#233;conomique qui finance ou a financ&#233; ses travaux). En revanche une s&#233;rie d'exemples lui inspire un certain pessimisme. Il vise l&#224; le fait qu'une s&#233;rie d'instances (Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, Service central de pr&#233;vention de la corruption, &#8230;) veillant sur l'int&#233;grit&#233; de la vie publique ne sont dot&#233;es que d'un pouvoir symbolique et deviennent par l&#224; m&#234;me des &#171; institutions molles &#187;. Il importe de r&#233;viser le statut de ces derni&#232;res et d'en faire des autorit&#233;s administratives ind&#233;pendantes de l'ex&#233;cutif munies de pouvoirs r&#233;els. Une formation obligatoire des &#233;lus et de tous les fonctionnaires &#224; ces questions serait une d&#233;marche certes minimaliste mais significative de la prise en compte des enjeux de probit&#233; et d'impartialit&#233;, tout aussi important que le &#171; management public &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est sans doute un peu dommage que l'auteur ne se r&#233;f&#232;re pas davantage au triomphe des valeurs mercantiles et n'examine pas l'&#233;ventuel impact des nouvelles m&#233;thodes de gestion du &#171; mod&#232;le priv&#233; &#187; sur la probit&#233; publique. Ce mod&#232;le privil&#233;gie en effet comme on le sait partenariats, privatisations et externalisations qui ont pour effet de diluer les responsabilit&#233;s et d'emp&#234;cher la transparence. Dans ce mod&#232;le &#171; On ne sait plus qui fait quoi pour qui &#187; (Rouban, L., Le Monde 29 mars 2011). Par ailleurs, les questions relatives aux conflits d'int&#233;r&#234;ts et au lobbying non encadr&#233; qui sape les fondements d&#233;mocratiques semblent &#234;tre minor&#233;es ou sous-estim&#233;es quant &#224; leurs cons&#233;quences sur la n&#233;cessaire confiance sociale en d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A titre personnel, on s'interrogera aussi sur l'appr&#233;hension extr&#234;mement extensive de la notion de corruption qui met sur un m&#234;me plan la corruption au sens juridique impliquant des avantages financiers ill&#233;gaux en raison d'une position institutionnelle avec des pratiques de &#171; politisation &#187; au sens de service social ou de facilitation en faveur des plus d&#233;munis qui n'ont ni r&#233;seau, ni ressources symboliques (socioculturelles). L'approche extensive d'origine anglo-saxonne qui est aussi celle des c&#233;nacles internationaux aujourd'hui emporte selon nous, le risque de la confusion des genres. Or la question de la probit&#233; publique a besoin de clart&#233; et non de mutation s&#233;mantique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le grand m&#233;rite de cet ouvrage est toutefois de se hisser en dehors des postures morales radicales et du sch&#233;matisme &#171; pur et impur &#187; pour susciter une r&#233;flexion subtile sur l'ambivalence des citoyens et sur le fait que le rapport au politique et donc la conception qu'on en a est au c&#339;ur de la probl&#233;matique. L'instrumentation r&#233;ciproque du politique et de l'&#233;conomique est aussi mise en &#233;vidence de fa&#231;on remarquable tout comme l'extension inqui&#233;tante des zones &#171; grises &#187; d'incertitude.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le fonctionnement de l'Union europ&#233;enne</title>
		<link>https://cerap.be/spip.php?article355</link>
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		<description>Extrait du quatri&#232;me de couverture &lt;br /&gt;Cet ouvrage a pour ambition de fournir une analyse concise de l'Union et de ses dynamiques, en accordant une attention particuli&#232;re &#224; son fonctionnement concret. L'&#233;tude du processus d&#233;cisionnel, des interactions entre les institutions europ&#233;ennes et de leurs rapports avec diff&#233;rents types d'acteurs appara&#238;t en effet comme l'approche la plus propice au contournement des deux &#233;cueils que sont, d'une part, le constat d&#233;senchant&#233; des ind&#233;terminations de l'Union et, (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Extrait du quatri&#232;me de couverture&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet ouvrage a pour ambition de fournir une analyse concise de l'Union et de ses dynamiques, en accordant une attention particuli&#232;re &#224; son fonctionnement concret. L'&#233;tude du processus d&#233;cisionnel, des interactions entre les institutions europ&#233;ennes et de leurs rapports avec diff&#233;rents types d'acteurs appara&#238;t en effet comme l'approche la plus propice au contournement des deux &#233;cueils que sont, d'une part, le constat d&#233;senchant&#233; des ind&#233;terminations de l'Union et, d'autre part, la th&#233;orisation abstraite. Les auteurs proposent une lecture simple et p&#233;dagogique du fonctionnement de l'Union qui, tout en faisant droit &#224; la complexit&#233; des choses, &#233;vite de la dramatiser. Au fil de l'ouvrage, les questions cl&#233; de la construction europ&#233;enne sont abord&#233;es : d&#233;ficit d&#233;mocratique, politisation, r&#244;le des Etats membres, crise institutionnelle, repr&#233;sentation d'int&#233;r&#234;ts, etc.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Communication publique et incertitude. Fondamentaux, mutations et perspectives</title>
		<link>https://cerap.be/spip.php?article332</link>
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		<dc:date>2011-02-24T09:46:07Z</dc:date>
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		<description>Quatri&#232;me de couverture &lt;br /&gt;Les organisations du secteur public, tout comme celles du secteur priv&#233;, sont confront&#233;es &#224; l'incertitude et &#224; l'instabilit&#233; de la soci&#233;t&#233;. &lt;br /&gt;Pour relever ce d&#233;fi et s'adapter au changement, elles sont amen&#233;es &#224; reconsid&#233;rer leur communication et &#224; inscrire celle-ci dans des approches strat&#233;giques, professionnelles et int&#233;gr&#233;es. &lt;br /&gt;Souplesse, adaptabilit&#233;, proactivit&#233;... sont devenus ainsi des facteurs de succ&#232;s des organisations publiques modernes. &lt;br /&gt;La particularit&#233; du pr&#233;sent ouvrage (...)

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&lt;a href="https://cerap.be/spip.php?rubrique73" rel="directory"&gt;Lu et vu 2&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Quatri&#232;me de couverture&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisations du secteur public, tout comme celles du secteur priv&#233;, sont confront&#233;es &#224; l'incertitude et &#224; l'instabilit&#233; de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour relever ce d&#233;fi et s'adapter au changement, elles sont amen&#233;es &#224; reconsid&#233;rer leur communication et &#224; inscrire celle-ci dans des approches strat&#233;giques, professionnelles et int&#233;gr&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souplesse, adaptabilit&#233;, proactivit&#233;... sont devenus ainsi des facteurs de succ&#232;s des organisations publiques modernes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La particularit&#233; du pr&#233;sent ouvrage tient au fait que :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://cerap.be/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1689174458' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; la communication publique est abord&#233;e selon une approche syst&#233;mique et int&#233;gr&#233;e ;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://cerap.be/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1689174458' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; chaque th&#233;matique est trait&#233;e par une &#233;quipe compos&#233;e d'un acad&#233;mique et d'un praticien ;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://cerap.be/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1689174458' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; il offre une vision internationale avec des auteurs belges, fran&#231;ais, qu&#233;b&#233;cois et burkinab&#233; o&#249; leurs visions sp&#233;cifiques et compl&#233;mentaires contribuent &#224; une communication plus globale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet ouvrage s'adresse aux responsables en communication, chercheurs, conseillers ou experts en communication, dirigeants d'organisation publique ou autorit&#233; publique, il vous offrira un contenu &#233;quilibr&#233; entre conseils et m&#233;thodes pratiques de communication et prise de recul critique par rapport &#224; ces pratiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Dictionnaire des politiques publiques</title>
		<link>https://cerap.be/spip.php?article331</link>
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		<dc:date>2010-12-17T09:16:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<description>Compte-rendu d'Alexandre Piraux Le Dictionnaire des politiques publiques de Laurie Boussaguet, Sophie Jacquot et Pauline Ravinet (dir.) est un ouvrage synth&#233;tique et pratique &#224; destination des chercheurs, des politistes mais aussi des professionnels. Une troisi&#232;me &#233;dition actualis&#233;e et augment&#233;e vient de para&#238;tre, en septembre 2010. Ce travail collectif compte une soixantaine d'entr&#233;es reprenant les principaux concepts cl&#233;s de l'analyse des politiques publiques. L'ouvrage explique l'origine du (...)

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&lt;a href="https://cerap.be/spip.php?rubrique73" rel="directory"&gt;Lu et vu 2&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Compte-rendu d'Alexandre Piraux&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Dictionnaire des politiques publiques de Laurie Boussaguet, Sophie Jacquot et Pauline Ravinet (dir.) est un ouvrage synth&#233;tique et pratique &#224; destination des chercheurs, des politistes mais aussi des professionnels. Une troisi&#232;me &#233;dition actualis&#233;e et augment&#233;e vient de para&#238;tre, en septembre 2010. Ce travail collectif compte une soixantaine d'entr&#233;es reprenant les principaux concepts cl&#233;s de l'analyse des politiques publiques. L'ouvrage explique l'origine du concept, son d&#233;veloppement, ses usages, ses enjeux et les d&#233;bats qu'il suscite. Les responsables ont aussi veill&#233; &#224; assurer une r&#233;partition &#233;quilibr&#233;e des courants et approches repr&#233;sentant leur discipline.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des originalit&#233;s est d'avoir fait appel aussi bien aux plus grands sp&#233;cialistes (parfois eux-m&#234;mes auteurs de nouveaux concepts), qu'&#224; de jeunes chercheurs. Parmi les contributeurs les plus &#233;minents, mentionnons Philippe Bezes, Patrice Duran, Jean Leca, Christine Musselin (rencontr&#233;e et interrog&#233;e par Luc Wilkin pour &lt;a href='https://cerap.be/spip.php?article45' class='spip_in'&gt;Pyramides n&#176; 14&lt;/a&gt; au sujet de la r&#233;forme des universit&#233;s), Patrick Lascoumes, Patrick Le Gal&#232;s, Pierre Muller, Jean-Claude Thoenig , Philippe Warin, etc.. Pour le monde anglo-saxon, on note B. Guy Peters, Paul Sabatier et Mark Thatcher. Steve Jacob, Professeur &#224; l'Universit&#233; de Laval, qui a &#233;t&#233; chercheur au CERAP et est membre du Comit&#233; scientifique de la revue Pyramides a assur&#233; la notice sur l'&#233;valuation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce livre d&#233;passe un approche franco-fran&#231;aise de l'action publique et int&#232;gre les courants d'analyse internationaux. Une certaine forme de pluralisme th&#233;orique pr&#233;sentant des grilles de lecture diff&#233;rentes voire oppos&#233;es est ainsi privil&#233;gi&#233;e avec succ&#232;s et ouvre des perspectives, en termes de d&#233;bats th&#233;orique et m&#233;thodologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Con&#231;u comme une &#171; bo&#238;te &#224; outils &#187;, cet ouvrage de synth&#232;se aborde des concepts &#233;mergeant dans le langage courant comme europ&#233;anisation, gouvernance, &#233;valuation, mise &#224; l'agenda, nouveau management public. Au sujet de ce dernier concept, la lecture de la notice est sans doute &#224; entreprendre en ayant &#224; l'esprit que l'&#233;minent contributeur, B. Guy Peters, Professeur &#224; l'Universit&#233; de Pittsburgh, analyse la notion de nouveau management public, son impact sur l'administration, ses limites et ses perspectives au regard de la situation de son pays. Selon B. Guy Peters, le NMP est souvent appr&#233;hend&#233; en termes de management g&#233;n&#233;rique (generic management) ce qui pr&#233;suppose une similarit&#233; entre management public et management priv&#233;. Comme apports positifs, l'&#233;minent contributeur d'outre-Atlantique estime que le secteur public est devenu plus efficace et efficient qu'avant l'introduction de ces r&#233;formes (moins de personnes pour fournir les m&#234;mes prestations), que les services tendent &#224; &#234;tre distribu&#233;s plus rapidement et soulever moins de plaintes. Parall&#232;lement, les apports n&#233;gatifs peuvent se r&#233;sumer comme suit, selon l'auteur : en tout premier lieu un abandon des formes traditionnelles de responsabilit&#233; des managers par rapport aux &#233;lus, ensuite une accentuation des probl&#232;mes de coordination, puis la perte d'une part importante de la m&#233;moire organisationnelle du secteur public en raison de la modification des structures de carri&#232;re, et enfin des difficult&#233;s de contr&#244;le et de surveillance des services dues &#224; l'intervention accrue du secteur priv&#233; dans l'administration. Et l'auteur de prudemment conclure qu' &lt;i&gt;&#171; il incombe aux gouvernements de d&#233;cider si les b&#233;n&#233;fices apport&#233;s par le NMP sont sup&#233;rieurs aux co&#251;ts impos&#233;s &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les notions plus anciennes comme Etat (d&#233;crit et comment&#233; avec &#233;rudition dans toutes ses conceptions comme &#234;tre et comme faire par Jean Leca), expertise, groupe d'int&#233;r&#234;t ne sont pas mises de c&#244;t&#233;, mais au contraire revisit&#233;es. Elles rendent compte des transformations radicales dans la fa&#231;on de se repr&#233;senter et de penser la gestion de la res publica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la difficult&#233; d'une approche exclusivement conceptuelle, on ne saurait que vous recommander l'acquisition de cet ouvrage de r&#233;f&#233;rence tr&#232;s clair, dans les plus brefs d&#233;lais, pour autant bien s&#251;r que la construction des politiques publiques et la gestion de la cit&#233; vous int&#233;ressent&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le para&#233;tatisme. Nouveaux regards sur la d&#233;centralisation fonctionnelle en Belgique et dans les institutions europ&#233;ennes</title>
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		<description>Compte-rendu d'Alexandre Piraux &lt;br /&gt;Cet ouvrage collectif publie les actes du colloque du 19 novembre 2010 sur le para&#233;tatisme aux FUSL. Il rev&#234;t certainement un aspect tr&#232;s technique dans le sens de juridique. Cependant il serait faux d'en d&#233;duire que sa lecture est r&#233;serv&#233;e aux seuls sp&#233;cialistes du droit administratif. Un public plus large est potentiellement concern&#233;. En effet, une s&#233;rie de contributions rev&#234;tent une port&#233;e plus &#233;tendue et retiendront l'attention de tous ceux qui s'int&#233;ressent &#224; la (...)

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&lt;a href="https://cerap.be/spip.php?rubrique73" rel="directory"&gt;Lu et vu 2&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Compte-rendu d'Alexandre Piraux&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet ouvrage collectif publie les actes du colloque du 19 novembre 2010 sur le para&#233;tatisme aux FUSL. Il rev&#234;t certainement un aspect tr&#232;s technique dans le sens de juridique. Cependant il serait faux d'en d&#233;duire que sa lecture est r&#233;serv&#233;e aux seuls sp&#233;cialistes du droit administratif. Un public plus large est potentiellement concern&#233;. En effet, une s&#233;rie de contributions rev&#234;tent une port&#233;e plus &#233;tendue et retiendront l'attention de tous ceux qui s'int&#233;ressent &#224; la gestion publique. Nous pensons ici &#224; la contribution de Steve Troupin, Koen Verhoest et de Jan Rommel sur les le&#231;ons d'exp&#233;riences internationales de d&#233;centralisation fonctionnelle, &#224; celle de Dimitri Yernault et de Benjamin Cadranel qui dressent une cartographie institutionnelle, chronologique et exhaustive des parar&#233;gionaux bruxellois en partant du Port de Bruxelles (1895) jusqu'&#224; l'Agence r&#233;gionale de stationnement (2009). Les articles de Julien De Beys sur les agences europ&#233;ennes et de Koen Verhoest, Frederik Vandendriessche et Jan Rommel sur l'autonomisation (verzelfstandiging) en Flandre sont des textes de sciences administratives. Enfin, l'introduction de Pierre-Olivier Debroux, avocat et historien donne une impressionnante vue synoptique. Cet auteur souligne qu'une des cons&#233;quences de l'europ&#233;anisation des services publics est la tendance &#224; un rapprochement des modes de gestion des institutions publiques avec les r&#232;gles et les formes de droit commun. Ainsi que l'ont &#233;crit Michel Van de Kerchove et Fran&#231;ois Ost&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Ost, F., De la pyramide au r&#233;seau ? Pour une th&#233;orie dialectique du droit, (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (2002) &#171; L'opposition traditionnelle entre l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral et les int&#233;r&#234;ts priv&#233;s fait place &#224; une conscience beaucoup plus nette de leur n&#233;cessaire enchev&#234;trement &#8230;. &#187;. Les autres contributions feront le bonheur des publicistes qui pourront actualiser et peaufiner leur expertise sur l'autonomie avec ou sans personnalit&#233; juridique (Ir&#232;ne Mathy), la d&#233;centralisation en R&#233;gion wallonne et en Communaut&#233; fran&#231;aise (Marc Nihoul et Fran&#231;ois-Xavier Barcena), les ASBL de pouvoirs publics (Fran&#231;ois Belleflamme), le recours abusif aux contractuels dans les organismes publics (Jean Jacqmain), les contrats de gestion et d'administration (David De Roy), la d&#233;centralisation et le droit europ&#233;en de la concurrence, des aides d'Etat, et des march&#233;s publics (Pierre Nihoul).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;centralisation a toujours &#233;t&#233; caract&#233;ris&#233;e par une grande h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; dans les formes et les statuts juridiques emprunt&#233;s par les organismes publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce XXIe si&#232;cle c'est plus que jamais le cas et la diversification des statuts est qualifi&#233;e d'&#171; extr&#234;me &#187; et de &#171; d&#233;brid&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diverses raisons sont &#224; l'origine de ce ph&#233;nom&#232;ne : outre la f&#233;d&#233;ralisation du pays qui a amplifi&#233; le ph&#233;nom&#232;ne, on citera des raisons politiques de visibilit&#233; et de cr&#233;dibilit&#233; de l'action publique, la volont&#233; de ne pas d&#233;passer une masse critique en personnel centralis&#233; (cf le cas de la Commission europ&#233;enne avec ses 40 000 agents qui a cr&#233;&#233; de nombreuses agences ex&#233;cutives), et des raisons plus r&#233;centes comme la d&#233;budg&#233;tisation d&#233;rivant de la classification SEC95 qui fait que des emprunts sont confi&#233;s &#224; des organismes et soci&#233;t&#233;s publiques pour respecter les crit&#232;res d'endettement du Trait&#233; de Maastricht. Dans certains cas de dissension au sein des autorit&#233;s publiques, la cr&#233;ation de l'agence ou de l'observatoire permet de techniciser le d&#233;bat et de collecter des donn&#233;es (cf l'exemple de l'observatoire europ&#233;en des drogues et des toxicomanies) en attendant une prise de d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle d&#233;centralisation fonctionnelle est marqu&#233;e par la conclusion de contrat de gestion (1991) d'administration (1997) et m&#234;me d'accord de coop&#233;ration (d&#233;cret-cadre de 2003) entre l'agence autonomis&#233;e externe de droit priv&#233; (EVA) qui est la forme la plus pouss&#233;e de d&#233;centralisation et le gouvernement flamand. Le ou (la) mode contractuel(le) installe un pilotage par les r&#233;sultats sur la base d'indicateurs notamment financiers, en lieu et place de la tutelle classique visant le respect de la loi ou de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. Dans la plupart des cas, on assiste &#224; un cumul du pilotage par les r&#233;sultats avec le traditionnel contr&#244;le de tutelle. Il semble bien que le paradoxe de l'&#171; agentification &#187; soit celui d'une fausse autonomie, c'est-&#224; -dire une autonomie th&#233;orique mais des contr&#244;les stricts renforc&#233;s de toute nature. Le pilotage par les r&#233;sultats a donc des difficult&#233;s &#224; trouver sa place : g&#233;n&#233;ralement il se superpose aux traditionnels contr&#244;les hi&#233;rarchiques ou de tutelle, plus rarement, il se substitue aux contr&#244;les classiques ce qui entra&#238;ne un d&#233;ficit de pilotage politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diff&#233;rents constats de sp&#233;cialistes sont convergents, &#171; quelque chose est en train d'&#233;merger &#187;, les distinctions traditionnelles continuent &#224; &#234;tre de plus en plus confuses. Les formes d'organisation de l'administration, en interne et en externe, sont hybrides. Les auteurs des conclusions g&#233;n&#233;rales, Bruno Lombaert et Fran&#231;ois Tulkens se risquent &#224; l'hypoth&#232;se selon laquelle le para&#233;tatisme serait un ph&#233;nom&#232;ne qui ne remplace pas les modes d'organisation de l'Etat, mais les transforme peu &#224; peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le para&#233;tatisme est en effet organis&#233; par des normes et statuts consid&#233;r&#233;s comme l&#233;gitimes mais qui d&#233;jouent toutefois les sch&#233;mas l&#233;gaux traditionnels. Selon les auteurs, le para&#233;tatisme s'est d&#233;velopp&#233; &#171; en marge des pouvoirs &#187; et illustre le concept de &#171; paral&#233;galit&#233; &#187; th&#233;oris&#233; en particulier par Hugues Dumont. Pour rappel, cette notion d&#233;signe des normes consid&#233;r&#233;es comme l&#233;gitimes par un groupe social mais dont certaines sont contre les r&#232;gles de droit existantes. En tout &#233;tat de cause, la tension entre autonomie et contr&#244;le est indissociable du concept de la d&#233;centralisation fonctionnelle et provient des important enjeux politiques qui accompagnent les activit&#233;s confi&#233;es &#224; l'organisme concern&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de la nature publique ou priv&#233;e d'une institution (A.S.B.L., soci&#233;t&#233;) re&#231;oit rarement une r&#233;ponse claire et absolue. Comme l'a d&#233;velopp&#233; le Professeur Vandendriessche (R.U.G.), dans sa th&#232;se de doctorat, il ne s'agit pas de choisir entre le public et le priv&#233;, mais &#171; plut&#244;t de situer un organisme sur un continuum dont la personne publique pure et la personne priv&#233;e pure seraient les deux p&#244;les oppos&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme on pourra le constater, cet ouvrage au-del&#224; de certains aspects plus aust&#232;res et purement juridiques, a le grand m&#233;rite de susciter une r&#233;flexion stimulante sur les nouveaux instruments de gestion publique et de relancer le d&#233;bat &#224; ce sujet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ost, F., De la pyramide au r&#233;seau ? Pour une th&#233;orie dialectique du droit, Bruxelles, Publications des Facult&#233;s universitaires Saint-Louis, 2002, p. 146. Cf aussi la recension de cet ouvrage in Pyramides n&#176; 6 &#171; Acteurs associatifs et politiques publiques &#187;, 2002, par Olivier Corten.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Pourquoi nous n'aimons pas la d&#233;mocratie</title>
		<link>https://cerap.be/spip.php?article329</link>
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		<dc:date>2010-11-24T10:09:01Z</dc:date>
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		<description>Une recension de Jean-Paul Nassaux &lt;br /&gt;La d&#233;mocratie est indissociable du questionnement. Interrogation que n'ont cess&#233; d'affronter les plus grands penseurs politiques modernes. Les questions relatives &#224; l'essence de la d&#233;mocratie sont abord&#233;es aujourd'hui dans un contexte o&#249; certains s'inqui&#232;tent d'un changement de r&#233;gime. Pour la politologue Wendy Brown, si la d&#233;mocratie jouit aujourd'hui d'une popularit&#233; sans pr&#233;c&#233;dent, elle n'a jamais &#233;t&#233; plus vague conceptuellement et plus substantiellement creuse (...)

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&lt;a href="https://cerap.be/spip.php?rubrique73" rel="directory"&gt;Lu et vu 2&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Une recension de Jean-Paul Nassaux&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;mocratie est indissociable du questionnement. Interrogation que n'ont cess&#233; d'affronter les plus grands penseurs politiques modernes. Les questions relatives &#224; l'essence de la d&#233;mocratie sont abord&#233;es aujourd'hui dans un contexte o&#249; certains s'inqui&#232;tent d'un changement de r&#233;gime. Pour la politologue Wendy Brown, si la d&#233;mocratie jouit aujourd'hui d'une popularit&#233; sans pr&#233;c&#233;dent, elle n'a jamais &#233;t&#233; plus vague conceptuellement et plus substantiellement creuse (Brown, 2009). Il y a l&#224; mati&#232;re &#224; alimenter de nouvelles contributions. Ainsi, le livre publi&#233; aux &#233;ditions &#034;La fabrique&#034;, intitul&#233; D&#233;mocratie, dans quel &#233;tat, entendait, en sollicitant des auteurs tels que Giorgio Agamben, Alain Badiou, Daniel Bensa&#239;d, Wendy Brown, Jean-Luc Nancy, Jacques Ranci&#232;re, Kristin Ross et Slavoj Zizek, lancer &#034;des id&#233;es non conformes au discours habituel&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage de Myriam Revault d'Allonnes, Pourquoi nous n'aimons pas la d&#233;mocratie, adopte une perspective plus lib&#233;rale. Ce qui ne l'emp&#234;che pas, &#224; l'instar de plusieurs des auteurs du livre de &#034;La fabrique&#034;, tels Ranci&#232;re, Bensa&#239;d, Nancy ou Ross, de se demander si &#034;la d&#233;mocratie n'est pas un de ces &#034;signifiants flottants&#034; susceptibles de se charger de n'importe quel contenu symbolique&#034;. Mais le recours &#224; Claude Lefort l'incite &#224; penser que la polys&#233;mie du terme &#034;d&#233;mocratie&#034; n'est pas seulement l'effet d'une insuffisance ou d'un flottement s&#233;mantique mais qu'elle r&#233;sulte aussi de l'exp&#233;rience d'une soci&#233;t&#233; insaisissable. Car, d&#232;s son av&#232;nement, la soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique s'est trouv&#233;e confront&#233;e &#034;&#224; la dissolution des rep&#232;res de la certitude&#034;. Le pouvoir, selon Lefort, est devenu &#034;un lieu vide&#034;, ceux qui l'exercent n'en &#233;tant que les d&#233;tenteurs temporaires (Lefort, 1983). La d&#233;mocratie est n&#233;e du rejet de la domination monarchique et de la d&#233;couverte collectivement partag&#233;e que le pouvoir n'appartient &#224; personne. Avec la destruction du corps du roi lors de la r&#233;volution fran&#231;aise, tombe la t&#234;te du grand corps politique que constituait la soci&#233;t&#233; d'Ancien R&#233;gime et se produit &#034;une d&#233;sincorporation des individus&#034; (Lefort, 1983). La soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique se trouve de ce fait marqu&#233;e par &#034;une perte de substance&#034; et le pouvoir, priv&#233; de garantie transcendante, est investi en permanence par le d&#233;bat sur le l&#233;gitime et l'ill&#233;gitime. Revault d'Allonnes ajoute que non seulement la d&#233;mocratie repose sur le principe de division mais qu'elle y incite. Les conflits qui traversent la soci&#233;t&#233;, la persistance et le renouvellement des luttes sont inh&#233;rents &#224; la soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique, non pas seulement, explique-t-elle, comme la marge de libert&#233; ou de manoeuvre qu'elle permet, mais comme l'expression de la division sociale qui l'habite. Lefort voit dans les totalitarismes modernes, habit&#233;s par le fantasme d'un corps social soud&#233; et d'une soci&#233;t&#233; d&#233;livr&#233;e de la division, une sorte de r&#233;ponse &#224; l'&#233;preuve &#224; laquelle sont soumis les sujets d&#233;mocratiques (Lefort, 1976). Revault d'Allonnes remarque que, si les tentatives pour &#034;refaire du corps&#034; sont des dispositifs conjuratoires face &#224; la menace de l'ind&#233;termination d&#233;mocratique, de tels dispositifs se sont tr&#232;s vite mis en place de l'int&#233;rieur m&#234;me des soci&#233;t&#233;s d&#233;mocratiques d&#232;s la chute des syst&#232;mes totalitaires. Elle rel&#232;ve ainsi la compl&#233;mentarit&#233; entre les ouvrages de Fukuyama, La Fin de l'histoire et le Dernier Homme et de Huntington, Le Choc des civilisations. Elle voit en effet dans ceux-ci des d&#233;marches pour fixer l'identit&#233; d&#233;mocratique, soit par l'homog&#233;n&#233;isation universelle, soit par le reserrement et le recentrage d'une identit&#233; sp&#233;cifique face &#224; une ext&#233;riorit&#233; mena&#231;ante. Elle prend acte de leur &#233;chec &#224; toutes deux : l'incertitude n'a cess&#233; de progresser, les processus de d&#233;liaison, de d&#233;composition se sont amplifi&#233;s sur tous les fronts. Soulignant la diff&#233;rence essentielle entre la reconnaissance d'une fragilit&#233; qui, malgr&#233; l'absence de garanties ultimes, ne nous interdit pas d'orienter notre action et le sentiment d'une existence dangereuse, toujours menac&#233;e, elle exprime sa pr&#233;occupation : &#034;comment l'incertitude qui, en sens, faisait vivre la dynamique d&#233;mocratique (car la d&#233;mocratie est toujours &#034;&#224; venir&#034;) s'est-elle pervertie en une v&#233;ritable hantise de l'ins&#233;curit&#233;, de la peur et de la recherche de s&#233;curit&#233; ?&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;mocratie est plus qu'une forme juridico-politique, elle est aussi un horizon de sens et une exp&#233;rience. Et Revault d'Allonnes pr&#233;cise : qui dit exp&#233;rience dit aussi exp&#233;rience subjective, dispositions et positions subjectives. Or, si Lefort nous livre des indications sur les processus de subjectivation propres &#224; l'Ancien R&#233;gime ou aux syst&#232;mes totalitaires, on ne trouve pas chez lui d'analyse de la subjectivation d&#233;mocratique. Revault d'Allonnes va d&#232;s lors se tourner vers Foucault et sa mise en cause du caract&#232;re substantiel du pouvoir. Foucault d&#233;compose en effet le pouvoir en une multiplicit&#233; de relations qui traversent, caract&#233;risent et m&#234;me constituent le corps social. Et il substitue &#224; la question : &#034;qu'est-ce que le pouvoir ?&#034; cette autre question : &#034;comment le pouvoir s'exerce-t-il ?&#034; (Foucault, 1994). La th&#233;orie de la souverainet&#233; qui envisage le pouvoir comme d&#233;rivant d'un foyer unique ne lui semble pas pertinente pour d&#233;crire les nouvelles modalit&#233;s d'exercice de celui-ci. Observant que le pouvoir op&#232;re &#224; partir de nombreux points, aussi &#034;d'en-bas&#034;, et ne se r&#233;duit pas &#224; l'opposition binaire entre dominants et domin&#233;s, Foucault juge utile d'&#233;tendre le questionnement sur la gouvernementabilit&#233; et cela jusqu'&#224; y int&#233;grer le rapport de soi &#224; soi. Car, estime-t-il, les strat&#233;gies que les individus entretiennent les uns avec les autres d&#233;pendent d'abord de leur libert&#233;. Pour Foucault, le pouvoir a un caract&#232;re productif : il construit des identit&#233;s, transforme la postion des sujets et leurs discours. Mais Foucault pressent &#233;galement l'action que les sujets exercent en retour sur le pouvoir par leur autocr&#233;ation, leur autoproduction. Il n'y a pas de &#034;face-&#224; -face de pouvoir et de libert&#233;&#034; r&#233;gi par un rapport d'exclusion r&#233;ciproque mais &#034;un jeu beaucoup plus complexe&#034; o&#249; la libert&#233; appara&#238;t comme &#034;condition d'existence du pouvoir&#034;, &#224; la fois son &#034;pr&#233;alable&#034; et son &#034;support permanent&#034; &#8211; sa disparition provoquant l'an&#233;antissement du pouvoir en tant que tel et son remplacement par la pure contrainte(Foucault, 1994).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le constat foucaldien selon lequel toute domination repose non sur la seule contrainte mais aussi sur un minimum de &#034;volont&#233; d'ob&#233;ir&#034; est &#233;galement pr&#233;sent chez Max Weber. L'illustre sociologue allemand observe que la rationalit&#233; selon les fins, &#224; savoir la recherche de l'efficacit&#233; et de la concordance entre les moyens et les fins, r&#233;git le monde occidental. Ce type de rationalit&#233; s'est impos&#233; parall&#232;lement &#224; la sortie de l'orbite religieuse et des forces et s&#233;ductions magiques &#8211;le &#034;d&#233;senchantement du monde&#034; (Weber, 2003). Mais l'emprise croissante de la rationalit&#233; selon les fins ne fait pas dispara&#238;tre la rationalit&#233; selon les valeurs (Weber, 1995). Aucune action politique &#8211;qu'elle &#233;mane du dirigeant ou du citoyen - ne peut se r&#233;gler enti&#232;rement sur des crit&#232;res d'efficacit&#233; sous peine d'&#234;tre soup&#231;onn&#233;e d'&#234;tre &#224; la limite a- ou anti-politique. Les institutions et l'Etat ne peuvent donc fonder leur l&#233;gitimit&#233; sur la seule rationalit&#233; selon les fins. Weber, remarque Revault d'Allonnes, noue sans cesse la requ&#234;te de l&#233;gitimit&#233; qui &#233;mane de l'Etat et la r&#233;ponse (ou la demande) qui lui est adress&#233;e par les sujets. D'o&#249; l'intervention de la &#034;croyance&#034;, entendue au sens large comme l'ensemble des modes de subjectivation (affects et repr&#233;sentation). La mise en oeuvre d'un syst&#232;me de domination n'est donc pas seulement un effet de la capacit&#233; d'imposition du pouvoir, elle est aussi un effet de la croyance des individus en cette m&#234;me capacit&#233;. Weber distingue trois types &#034;purs&#034; de domination qui sont chacun &#233;tay&#233;s sur la croyance. Mais si les dominations traditionnelle et charismatique impliquent un mode de reconnaissance li&#233;e &#224; la personne, il n'en va pas de m&#234;me pour la domination l&#233;gale-rationnelle qui repose sur la confiance en la codification, la r&#233;gularit&#233;, la pr&#233;cision et la comp&#233;tence objective du syst&#232;me. Comment expliquer alors la r&#233;surgence d'&#233;pisodes charismatiques au sein de la modernit&#233;, l'irruption r&#233;currente des &#034;dominants charismatiques&#034; &#8211; d&#233;magogues, chefs de partis, dirigeants r&#233;volutionnaires ? La persistance de tels ph&#233;nom&#232;nes attesterait de la subsistance d'un r&#233;sidu d'irrationalit&#233; au sein m&#234;me des formes apparemment les plus achev&#233;es (Weber, 1995). Mais, plut&#244;t qu'&#224; un r&#233;sidu, Revault d'Allonnes attribue l'irrationalit&#233; persistante au sein de la rationalit&#233; maximale vers laquelle tendrait la modernit&#233; &#224; la part de l'irr&#233;ductible &#224; cette rationalit&#233;, laquelle se d&#233;gage des travaux de Weber, Foucault et Lefort. Du fait que l'homme moderne se trouve aux prises avec des choix contradictoires qui ne s'imposent plus &#224; lui avec une &#233;vidence incontest&#233;e, la d&#233;mocratie n'est pas r&#233;ductible &#224; son fonctionnement proc&#233;dural. Son exercice s'accompagne n&#233;cessairement d'un horizon de choix, de valeurs, de conflits faisant souvent appel &#224; des affects &#233;l&#233;mentaires. C'est donc le sens de la pluralit&#233; propre &#224; la d&#233;mocratie qui fait obstacle, pour Revault d'allonnes, &#224; la coh&#233;rence vis&#233;e par la rationalit&#233; politique calculante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On assiste depuis les derni&#232;res d&#233;cennies &#224; l'entreprise n&#233;o-lib&#233;rale d'homog&#233;n&#233;iser, de r&#233;unifier l'homme moderne. Revault d' Allonnes ne consid&#232;re pas le n&#233;o-lib&#233;ralisme comme une accentuation du lib&#233;ralisme classique mais bien comme une nouvelle rationalit&#233; politique. Le lib&#233;ralisme instaure un rapport mouvant entre le pouvoir et la libert&#233;, celui-l&#224; devant &#224; la fois produire celle-ci et la r&#233;guler. Il ne repose pas seulement sur l'harmonie des int&#233;r&#234;ts mais ouvre aussi la possibilit&#233; d'une br&#232;che entre le sujet d'int&#233;r&#234;t et le sujet moral. Le n&#233;o-lib&#233;ralisme, quant &#224; lui, entend soumettre toutes les dimensions de l'exp&#233;rience contemporaine (y compris le politique) &#224; la rationalit&#233; &#233;conomique. Il con&#231;oit l'&#234;tre humain comme un &#034;homo oeconomicus&#034; et envisage son exp&#233;rience comme enti&#232;rement r&#233;gie par la rationalit&#233; calculante. L'&#233;conomie de march&#233; n'y est plus un principe de limitation de l'Etat, &#034;mais le principe de r&#233;gulation interne de bout en bout de son existence et de son action&#034; (Foucault, 1994) si bien que l'Etat est plac&#233; sous la surveillance du march&#233; et non plus l'inverse. Revault d'Allonnes d&#233;c&#232;le dans l'&#233;mergence de la notion de &#034;gouvernance&#034;, une inflexion significative en ce qu'elle assimile le fonctionnement de l'Etat (et du politique) &#224; celui de l'entreprise. Le politologue Guy Hermet avait &#233;mis un diagnostic analogue et mis en lumi&#232;re la liaison entre cette notion &#8211; &#224; laquelle les instances europ&#233;ennes ont donn&#233; une substance &#233;labor&#233;e - et la th&#233;orie n&#233;o-lib&#233;rale des choix rationnels (Hermet, 2007). Dans un tel Etat manag&#233;rial, poursuit Revault d'Allonnes, la r&#233;f&#233;rence au &#034;bien commun&#034; s'est effac&#233;e au profit du rapport entre les moyens et les r&#233;sultats, mesur&#233; de fa&#231;on quantifiable. La concurrence devient alors la seule norme de comportement qui vaille, se substituant &#224; l'&#233;change, qui est la norme de la soci&#233;t&#233; lib&#233;rale et que Revault d'Allonnes ne r&#233;duit pas &#224; l'&#233;change &#233;conomique. On n'&#233;change pas seulement des biens, pr&#233;cise-t-elle, mais aussi des mots, des paroles, des arguments, des savoirs, des biens symboliques et culturels. Une nouvelle anthropologie se met ainsi en place o&#249; les notions d'int&#233;r&#234;t et de concurrence r&#232;glent aussi bien l'action individuelle que collective, restreignant de fait la pluralit&#233; des formes d'existence des individus. De nouveaux param&#232;tres d'&#233;valuation sont introduits dans toutes les sph&#232;res de la soci&#233;t&#233;, m&#234;me celles qui touchent &#224; des biens communs irr&#233;ductibles au calcul &#233;conomique : justice, h&#244;pital, psychiatrie, culture, Universit&#233;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir &#224; ce sujet les num&#233;ros que Pyramides a consacr&#233;s aux r&#233;formes de la (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Les r&#233;sistances &#224; cette mutation&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir &#224; ce sujet L'Appel des appels. Pour une insurrection des consciences, (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; sont discr&#233;dit&#233;es au nom de la &#034;modernisation&#034;, qualifi&#233;es de corporatistes, conservatrices, r&#233;trogrades, pass&#233;istes. Or, s'indigne Revault d'Allonnes, leur commun d&#233;nominateur n'est pas la d&#233;fense des avantages acquis ou de privil&#232;ges, mais bien l'opposition &#224; l'id&#233;e selon laquelle toutes les sph&#232;res de la soci&#233;t&#233; peuvent &#234;tre soumises au m&#234;me type de rapport de pouvoir, c'est-&#224; -dire aux crit&#232;res du management. L'extension de la rationnalit&#233; &#233;conomique &#224; des domaines cens&#233;s lui &#233;chapper jusque-l&#224; , conduit le n&#233;o-lib&#233;ralisme &#224; fa&#231;onner normativement les individus comme des &#034;acteurs entrepreneurs&#034; et &#224; s'adresser &#224; eux sur ce mode dans tous les domaines de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tableau que nous dresse Revault d'Allonnes de l'&#233;volution de nos soci&#233;t&#233;s est d'une implacable lucidit&#233;. Il est aussi pr&#233;cieux. Car si le n&#233;o-lib&#233;ralisme inspire de fa&#231;on croissante les politiques publiques, dans certains pays europ&#233;ens, il n'avance pas &#224; visage d&#233;couvert. Le politologue allemand Detlef Sack souligne qu'outre-Rhin le discours officiel y fait peu r&#233;f&#233;rence (Sack, 2008). Et les hommes politiques qui se sont identifi&#233;s &#224; lui en France, tel Alain Madelin, ont obtenu de pi&#232;tres r&#233;sultats &#233;lectoraux. Pourtant, les id&#233;es n&#233;o-lib&#233;rales ont p&#233;n&#233;tr&#233; les grands partis politiques, y compris ceux qui se positionnent sur la gauche de l'&#233;chiquier politique &#8211; rappelons, en Belgique, le r&#244;le moteur jou&#233; par les socialistes flamands dans la &#034;modernisation&#034; des services publics. Avec d'autres auteurs, Revault d'Allonnes fait donc oeuvre utile en retra&#231;ant la filiation n&#233;o-lib&#233;rale de certaines notions et pratiques. Peut-&#234;tre s'expose-t-elle au reproche de ne pas int&#233;grer dans sa r&#233;flexion sur la d&#233;mocratie la mont&#233;e de la d&#233;magogie et de la x&#233;nophobie. Elle ouvre cependant une piste dans cette direction quand elle souligne l'accentuation de la logique de similitude dans le jeu politique. Zizek illustre une telle tendance en mettant en exergue le pari pris par Berlusconi que la population va s'identifier &#224; lui dans la mesure o&#249; il incarne ou repr&#233;sente l'Italien moyen (Zizek, 2009). On pourrait cependant se demander avec Hermet si une compl&#233;mentarit&#233; du populisme et de la gouvernance n'est pas en passe de se cr&#233;er, si l'on n'assiste pas &#224; un partage des t&#226;ches entre deux modes de traitement des affaires publiques : &#034;d'une part une pratique populiste et pl&#233;biscitaire au niveau de la comp&#233;tition &#233;lectorale assortie d'un recours &#224; la &#034;d&#233;mocratie participative&#034; dans les affaires locales abandonn&#233;es en partie aux repr&#233;sentants autoproclam&#233;s de la &#034;soci&#233;t&#233; civile&#034; ; d'autre part des m&#233;thodes relevant de la gouvernance, r&#233;serv&#233;es au petit nombre, s'agissant des orientations &#233;conomiques, sociales ou politiques d'envergure nationale, r&#233;gionale ou globale n&#233;goci&#233;es entre des acteurs coopt&#233;s prot&#233;g&#233;s des humeurs trop volatiles des &#233;lecteurs&#034; (Hermet. 2007).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revault d'Allonnes admet que la d&#233;mocratie lib&#233;rale fixe des &#034;limites&#034; aux vis&#233;es de la politique, qu'elle appara&#238;t comme la forme politique des promesses non tenues ou intenables. Telle est la raison &#224; laquelle elle impute le fait que la gauche ne l'a jamais vraiment aim&#233;e. Mais, fait-elle remarquer, dans la rationalit&#233; n&#233;o-lib&#233;rale, qui ne vise qu'&#224; la performance, l'horizon de la promesse est totalement absent. Au moment donc o&#249; nous voyons la d&#233;mocratie lib&#233;rale nous &#233;chapper, nous sommes simultan&#233;ment amen&#233;s &#224; reconna&#238;tre que &#034;nous ne pouvons pas ne pas la vouloir&#034;. Dans le sillage de Walter Benjamin, elle incite donc &#224; &#034;r&#233;sister &#224; la m&#233;lancolie de gauche&#034;, c'est-&#224; -dire, &#224; se questionner sur les dispositions subjectives qui fondent la critique de gauche de la d&#233;mocratie lib&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Agamben, G., Badiou, A., Bensa&#239;d, Brown, W., D., Nancy, J.-L., Ranci&#232;re, J., Ross, K., Zizek, S., D&#233;mocratie, dans quel &#233;tat, Paris, La fabrique, 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Appel des appels. Pour une insurrection des consciences, s.dir. Gori, R. , Cassin, B., Laval, C.., Fayard, 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Brown, W., &#8220;Nous sommes tous d&#233;mocrates &#224; pr&#233;sent&#8221; , in Agamben, G., Badiou, A., Bensa&#239;d, Brown, W., D., Nancy, J.-L., Ranci&#232;re, J., Ross, K., Zizek, op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Foucault, M., Dits et Ecrits, Paris, Gallimard, 1994, t.IV.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hermet, G., L'hiver de la d&#233;mocratie ou le nouveau r&#233;gime, Paris, Armand Colin, 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lefort, C., Un homme en trop. R&#233;flexions sur &#8220;l'Archipel du Goulag&#8221; , Paris, Seuil, 1976.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lefort, C., L'invention d&#233;mocratique, Paris, Librairie g&#233;n&#233;rale fran&#231;aise, &#8220;LeLivre de poche&#8221; , 1983.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lefort, C., Essais sur le politique, Paris, Seuil, 1986.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pyramides, 11, 2006/1.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pyramides, 12, 2006/2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pyramides, 14, 2007/2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revault d'Allonnes, M., Pourquoi nous n'aimons pas la d&#233;mocratie, Paris, Seuil, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sack, D., &#8220;Le management n&#233;olib&#233;ral en Allemagne&#8221; , Esprit, d&#233;cembre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Weber, M., Economie et Soci&#233;t&#233;, Paris, Pocket, 1995.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Weber, M., Le savant et le Politique, Paris, La d&#233;couverte, 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zizek., S., Apr&#232;s la trag&#233;die, la farce ! Ou comment l'histoire se r&#233;p&#232;te, Paris, Flammarion, 2010.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir &#224; ce sujet les num&#233;ros que Pyramides a consacr&#233;s aux r&#233;formes de la justice (11 et 12) et des universit&#233;s (14).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir &#224; ce sujet L'Appel des appels. Pour une insurrection des consciences, s.dir. Gori, R. , Cassin, B., Laval, C., Fayard, 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Gouverner sans gouverner</title>
		<link>https://cerap.be/spip.php?article328</link>
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		<dc:date>2010-11-18T08:59:41Z</dc:date>
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		<description>De Thomas Berns &lt;br /&gt;Quatri&#232;me de converture &lt;br /&gt;Nous sommes entr&#233;s dans l'&#226;ge de la transparence. L'opacit&#233; des normes a laiss&#233; la place &#224; la limpidit&#233; des faits. Les actes de gouvernement ne r&#233;clament plus de d&#233;cision et pr&#233;tendent s'imposer depuis le r&#233;el. Mais s'agit-il vraiment d'un ph&#233;nom&#232;ne nouveau ? Ne doit-on pas plut&#244;t consid&#233;rer la transparence comme un dispositif politique aussi ancien que la modernit&#233; ? Et si, loin de trouver sa source dans le n&#233;o-lib&#233;ralisme, la transparence la trouvait plut&#244;t dans (...)

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&lt;a href="https://cerap.be/spip.php?rubrique73" rel="directory"&gt;Lu et vu 2&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De Thomas Berns&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Quatri&#232;me de converture&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes entr&#233;s dans l'&#226;ge de la transparence. L'opacit&#233; des normes a laiss&#233; la place &#224; la limpidit&#233; des faits. Les actes de gouvernement ne r&#233;clament plus de d&#233;cision et pr&#233;tendent s'imposer depuis le r&#233;el. Mais s'agit-il vraiment d'un ph&#233;nom&#232;ne nouveau ? Ne doit-on pas plut&#244;t consid&#233;rer la transparence comme un dispositif politique aussi ancien que la modernit&#233; ? Et si, loin de trouver sa source dans le n&#233;o-lib&#233;ralisme, la transparence la trouvait plut&#244;t dans les th&#233;ories et pratiques du recensement qui apparaissent &#224; la fin de la Renaissance ? Avec le recensement, naissait l'id&#233;e qu'il est possible de gouverner &#224; partir des faits, sans devoir passer par l'&#233;diction d'une norme - l'id&#233;e du gouvernement sans gouvernement, ou comment se passer du droit pour imposer une politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le m&#234;me sujet, voir aussi l'article d'&lt;strong&gt;Etienne Penissat&lt;/strong&gt; paru dans le num&#233;ro 19 de la revue &lt;i&gt;Pyramides&lt;/i&gt; : &lt;a href='https://cerap.be/spip.php?article293' class='spip_in'&gt;&#034;Des statistiques sans statisticiens ? Politique des &#034;indicateurs de la Lolf&#034; et enjeux statistiques. Le cas du Minist&#232;re du Travail et de l'Emploi&#034;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Introduction &#224; la science politique</title>
		<link>https://cerap.be/spip.php?article327</link>
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		<dc:date>2010-11-16T13:42:49Z</dc:date>
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		<description>D'Yves Schemeil &lt;br /&gt;Quatri&#232;me de couverture &lt;br /&gt;Ce livre pr&#233;sente la science politique dans son ensemble. Il montre qu'elle obtient des r&#233;sultats surprenants gr&#226;ce &#224; des m&#233;thodes rigoureuses. Il trouve une unit&#233; &#224; cette discipline globale et pluraliste malgr&#233; la multiplicit&#233; de ses objets, la diversit&#233; de ses approches, l'intensit&#233; de ses controverses. &lt;br /&gt;Lecteurs et lectrices d&#233;couvriront - ou verront &#224; nouveau, mais sous un nouvel angle - des travaux anciens ou r&#233;cents, dans plusieurs domaines : la sociologie (...)

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&lt;a href="https://cerap.be/spip.php?rubrique73" rel="directory"&gt;Lu et vu 2&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'Yves Schemeil&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Quatri&#232;me de couverture&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce livre pr&#233;sente la science politique dans son ensemble. Il montre qu'elle obtient des r&#233;sultats surprenants gr&#226;ce &#224; des m&#233;thodes rigoureuses. Il trouve une unit&#233; &#224; cette discipline globale et pluraliste malgr&#233; la multiplicit&#233; de ses objets, la diversit&#233; de ses approches, l'intensit&#233; de ses controverses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lecteurs et lectrices d&#233;couvriront - ou verront &#224; nouveau, mais sous un nouvel angle - des travaux anciens ou r&#233;cents, dans plusieurs domaines : la sociologie politique, la philosophie politique, les politiques compar&#233;es, les politiques publiques, les relations internationales, et les m&#233;thodes des sciences sociales. L'ouvrage fait aussi place &#224; la communication, au genre, &#224; l'ethnicit&#233;, &#224; la globalisation. S'appuyant sur la sociologie et l'histoire, il s'inspire enfin de l'anthropologie, de la psychologie, et de l'&#233;conomie politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son but est de rendre la discipline accessible &#224; tous ceux qui l'abordent en &#034;grands d&#233;butants&#034; ou en &#034;faux d&#233;butants&#034;, ou encore l'interrogent pour donner du sens &#224; leur exp&#233;rience. Ce manuel est r&#233;dig&#233; dans une langue claire et les probl&#232;matiques les plus complexes font l'objet de d&#233;monstrations faciles &#224; suivre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'argent de l'influence</title>
		<link>https://cerap.be/spip.php?article326</link>
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		<description>Dirig&#233; par Ludovic Tourn&#232;s Quatri&#232;me de couverture &lt;br /&gt;Du d&#233;but du XX&#232;me si&#232;cle &#224; la chute du mur de Berlin, les grandes fondations philantropiques am&#233;ricaines (Carnegie, Rockefeller, Ford, puis Soros) n'ont pas cess&#233; d'&#234;tre pr&#233;sentes en Europe et d'y tisser de multiples r&#233;seaux dans les milieux intellectuels, scientifiques et politiques. Fond&#233;es par de grands industriels symboles du capitalisme am&#233;ricain, ces fondations sont &#224; la fois porteuses d'un projet de soci&#233;t&#233; lib&#233;rale et partisanes d'une (...)

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&lt;a href="https://cerap.be/spip.php?rubrique73" rel="directory"&gt;Lu et vu 2&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dirig&#233; par Ludovic Tourn&#232;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Quatri&#232;me de couverture&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du d&#233;but du XX&#232;me si&#232;cle &#224; la chute du mur de Berlin, les grandes fondations philantropiques am&#233;ricaines (Carnegie, Rockefeller, Ford, puis Soros) n'ont pas cess&#233; d'&#234;tre pr&#233;sentes en Europe et d'y tisser de multiples r&#233;seaux dans les milieux intellectuels, scientifiques et politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fond&#233;es par de grands industriels symboles du capitalisme am&#233;ricain, ces fondations sont &#224; la fois porteuses d'un projet de soci&#233;t&#233; lib&#233;rale et partisanes d'une r&#233;gulation des exc&#232;s du capitalisme. Du fait de ces objectifs contradictoires, la nature de leurs actions en Europe d&#233;pend du contexte g&#233;opolitique : avant 1914 et pendant l'entre-deux-guerres, elles jouent le r&#244;le de ciment entre les milieux pacifistes europ&#233;ens et am&#233;ricains ; avec la guerre froide, elles embrassent la banni&#232;re de la lutte contre le communisme. Pr&#233;sentes l&#224; o&#249; l'Etat am&#233;ricain ne l'est pas encore, ne l'est plus ou ne veut pas l'&#234;tre officiellement, elles occupent une place &#224; part dans la diplomatie am&#233;ricaine, dont elles ne contredisent jamais formellement les orientations, mais par rapport &#224; laquelle elles s'accordent un degr&#233; d'ind&#233;pendance plus ou moins important selon le contexte international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rassemblant les meilleurs sp&#233;cialistes, l'ouvrage met en sc&#232;ne la diversit&#233; des actions des fondations am&#233;ricaines en Europe tout au long du XX&#232;me si&#232;cle. Alors que leur fonctionnement et leurs objectifs restent souvent objet de fantasmes, on les verra op&#233;rer sur le terrain et constituer des r&#233;seaux denses et durables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dirig&#233; par &lt;strong&gt;Ludovic Tourn&#232;s&lt;/strong&gt;, professeur d'histoire des relations internationales &#224; l'universit&#233; Paris-Ouest Nanterre La D&#233;fense et chercheur &#224; l'Institut des sciences sociales du politique (CNRS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les contributions de Fr&#233;d&#233;ric Attal, Kenneth Bertrams, Diane Dosso, Nicolas Guilhot, Helke Rausch, Pierre-Yves Saunier, Marie Scot.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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