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		<title>La question de la modernisation de l'Etat dans le monde arabe : l'exemple du Maroc. Malik Boumediene</title>
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		<description>Version int&#233;grale sur revues.org R&#233;sum&#233; : &lt;br /&gt;Traiter du sujet de la modernisation de l'Etat s'av&#232;re un exercice difficile. Difficult&#233;, dans un premier temps, du fait qu'une telle question se situe au carrefour du droit constitutionnel, du droit administratif et des droits fondamentaux. En outre, l'&#233;tude du sujet ne peut se limiter &#224; une approche strictement juridique. La modernisation de l'Etat appelle &#224; confronter les r&#233;formes juridiques &#224; la pratique. D'autre part, on constate que les termes m&#234;mes li&#233;s (...)

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&lt;a href="https://cerap.be/spip.php?rubrique90" rel="directory"&gt;Pyramides n&#176;19 - Les r&#233;formes de l'administration vues d'en bas - Volume III&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://pyramides.revues.org/713&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Version int&#233;grale sur revues.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233; :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traiter du sujet de la modernisation de l'Etat s'av&#232;re un exercice difficile. Difficult&#233;, dans un premier temps, du fait qu'une telle question se situe au carrefour du droit constitutionnel, du droit administratif et des droits fondamentaux. En outre, l'&#233;tude du sujet ne peut se limiter &#224; une approche strictement juridique. La modernisation de l'Etat appelle &#224; confronter les r&#233;formes juridiques &#224; la pratique. D'autre part, on constate que les termes m&#234;mes li&#233;s &#224; cette question peuvent porter &#224; discussion. C'est ainsi que Luc Rouban et Jacques Ziller consid&#232;rent qu'il est pr&#233;f&#233;rable de parler non pas de &#171; modernisation &#187; de l'administration, qui implique un certain rejet de l'Etat, mais de &#171; r&#233;forme administrative &#187;. Pour certains, comme Jacques Ziller , &#171; Derri&#232;re l'id&#233;e de modernisation se joue (&#8230;) la d&#233;finition de l'Etat et de ses missions face au march&#233; &#187;. Enfin, une difficult&#233; semble r&#233;sulter de l'&#233;tendue du champ que recouvre une telle notion. La notion de &#171; modernisation &#187; de l'Etat appara&#238;t, si l'on peut dire, comme une notion fixe &#224; contenu variable. Pour le professeur Michel Rousset , la modernisation de l'administration implique d'une part, &#171; le d&#233;veloppement de son infrastructure intellectuelle &#187; et, d'autre part, &#171; la r&#233;organisation de son infrastructure op&#233;rationnelle &#187;. Pour Gilles Barouch et Herv&#233; Chavas derri&#232;re cette notion se trouvent les id&#233;es &#171; d'efficacit&#233; administrative &#187; ou encore de &#171; motivation des personnels &#187;. Pour le professeur Jacques Chevallier , les politiques de modernisation administrative &#171; qui se sont d&#233;velopp&#233;es (&#8230;) sous la pression des institutions financi&#232;res internationales, sont sous-tendues par une volont&#233; de transformation globale des principes d'organisation de l'Etat, caract&#233;ris&#233;e par les m&#234;mes id&#233;es-forces : r&#233;duire le coup de fonctionnement des services administratifs ; privil&#233;gier la performance publique (&#8230;) ; assouplir les r&#232;gles de gestion de la fonction publique (&#8230;) &#187;. Enfin, pour d'autres encore, la modernisation de l'Etat passe par la mise en place d'un &#171; Etat modeste &#187; , ayant une capacit&#233; &#224; innover, par l'am&#233;lioration de &#171; la qualit&#233; de gestion dans tous les organes de l'administration &#187;, une administration cr&#233;atrice et non pas ex&#233;cutante, une administration o&#249; existe une &#171; responsabilisation des fonctionnaires &#187; , une administration citoyenne , c'est-&#224; -dire d&#233;finissant de nouvelles relations avec les usagers, respectueuse de leurs droits fondamentaux et permettant &#224; ces derniers de participer &#224; la d&#233;cision.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Recension : la fonction critique de la sociologie vue par Luc Boltanski. Jean-Paul Nassaux</title>
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		<description>Que ce soit sur le plan social, du genre ou ethnique, il y a partout des domin&#233;s et des dominants. Boltanski entend d&#233;voiler cette domination qui n'est pas directement observable et qui &#233;chappe le plus souvent aux acteurs. Une telle entreprise marque son parcours professionnel de sociologue et constitue l'objet de son dernier livre De la critique. Pr&#233;cis de sociologie de l'&#233;mancipation . Mais elle se heurte d'embl&#233;e &#224; la question de la relation entre sociologie et critique sociale qui peut s'&#233;noncer (...)

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&lt;a href="https://cerap.be/spip.php?rubrique90" rel="directory"&gt;Pyramides n&#176;19 - Les r&#233;formes de l'administration vues d'en bas - Volume III&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Que ce soit sur le plan social, du genre ou ethnique, il y a partout des domin&#233;s et des dominants. Boltanski entend d&#233;voiler cette domination qui n'est pas directement observable et qui &#233;chappe le plus souvent aux acteurs. Une telle entreprise marque son parcours professionnel de sociologue et constitue l'objet de son dernier livre De la critique. Pr&#233;cis de sociologie de l'&#233;mancipation . Mais elle se heurte d'embl&#233;e &#224; la question de la relation entre sociologie et critique sociale qui peut s'&#233;noncer de la fa&#231;on suivante : la sociologie, constitu&#233;e sur le mod&#232;le des sciences, avec une orientation essentiellement descriptive, doit-elle &#234;tre mise au service d'une critique de la soci&#233;t&#233; et, dans l'affirmative, comment doit-elle s'y prendre pour rendre compatibles description et critique ? Aussi, Boltanski entame-t-il son ouvrage en cherchant, &#224; partir du concept de domination sociale, &#224; clarifier la relation entre sociologie et critique. La sociologie, en tant qu'activit&#233; empirique, peut d&#233;crire diff&#233;rentes dimensions de la vie sociale et diff&#233;rentes formes de pouvoir sans viser n&#233;cessairement &#224; les int&#233;grer dans une totalit&#233; coh&#233;rente et m&#234;me en cherchant, au contraire, &#224; mettre en &#233;vidence la sp&#233;cificit&#233; de chacune d'entre elles. Les th&#233;ories de la domination d&#233;voilent, quant &#224; elles, les relations entre ces diff&#233;rentes dimensions afin de d&#233;gager la fa&#231;on dont elles font syst&#232;me. Alors que la sociologie se donne pour objet des soci&#233;t&#233;s, les th&#233;ories de la domination, en prenant appui sur les descriptions sociologiques, construisent un autre genre d'objet que Boltanski d&#233;signe comme des ordres sociaux. Elles sont de ce fait d'ordre m&#233;tacritique, le terme de m&#233;tacritique &#233;tant d&#233;fini comme les constructions th&#233;oriques visant &#224; d&#233;voiler, dans leurs dimensions les plus g&#233;n&#233;rales, l'oppression, l'exploitation ou la domination, quelles que soient les modalit&#233;s sous lesquelles elles se r&#233;alisent. Il convient de noter que, par rapport aux descriptions sociologiques qui se veulent conformes &#224; la vulgate de la neutralit&#233;, les th&#233;ories de la domination contiennent, par nature, des jugements critiques sur l'ordre social que l'analyste assume en son nom propre, abandonnant ainsi la pr&#233;tention &#224; la neutralit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Boltanski salue l'apport de la sociologie critique de la domination de Pierre Bourdieu dans laquelle il voit l'entreprise la plus audacieuse jamais men&#233;e pour tenter de faire tenir dans une m&#234;me construction th&#233;orique &#224; la fois des exigences tr&#232;s contraignantes encadrant la pratique sociologique et des positions radicalement critiques. N&#233;anmoins, il &#233;met certaines objections &#224; l'&#233;gard de la sociologie critique, objections qui expliquent les distances qu'il a prises avec celle-ci et qui l'ont amen&#233; &#224; explorer une autre voie, celle d'une sociologie pragmatique de la critique. En effet, Boltanski consid&#232;re que dans la sociologie critique, une asym&#233;trie est creus&#233;e entre des acteurs dont on sous-estime ou ignore les capacit&#233;s critiques et un sociologue capable de leur d&#233;voiler la v&#233;rit&#233; de leur condition sociale. Or, cette asym&#233;trie a sembl&#233; ne pas &#234;tre confirm&#233;e par le travail de terrain et comporter le risque d'&#234;tre r&#233;cup&#233;r&#233;e &#8211; comme l'avait soulign&#233; Jacques Ranci&#232;re- en faveur d'un nouveau genre d'id&#233;alisme platonicien &#8211; le sociologue omniscient se substituant au sage philosophe dans l'ambition de guider la soci&#233;t&#233; (Ranci&#232;re, 1983). La sociologie pragmatique de la critique fut cr&#233;&#233;e dans les ann&#233;es 1980 en r&#233;action &#224; cette asym&#233;trie. Elle ne mettait pas en cause les aspects critiques dans le paradigme de la sociologie critique, mais plut&#244;t sa dimension descriptive, c'est-&#224; -dire, proprement sociologique. La strat&#233;gie mise en oeuvre fut de retourner aux choses m&#234;mes, d'observer, de d&#233;crire et d'interpr&#233;ter des situations dans lesquelles les personnes se livrent &#224; la critique, &#224; savoir, les disputes. Envisag&#233; de ce point de vue, le monde social n'appara&#238;t pas comme le lieu d'une domination subie passivement et inconsciemment, mais bien comme un espace travers&#233; par une multitude de disputes, de critiques, de d&#233;saccords et de tentatives pour r&#233;instaurer localement des accords toujours fragiles. Un travail th&#233;orique destin&#233; &#224; mod&#233;liser l'activit&#233; des acteurs et les comp&#233;tences mises en oeuvre dans le cours des disputes a accompagn&#233; une s&#233;rie de recherches de terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis une sociologie pragmatique de la critique, la position m&#233;tacritique consistera donc &#224; tirer parti du point de vue des acteurs, ce qui lui fera prendre appui sur leur sens moral et plus particuli&#232;rement sur leur sens ordinaire de la justice, pour rendre manifeste le d&#233;calage entre le monde social tel qu'il est et ce qu'il devrait &#234;tre afin de satisfaire aux attentes morales des personnes. Une telle approche permet au sociologue de jeter sur le monde un regard normatif, sans que ce dernier ne soit orient&#233; par ses a priori personnels ni par l'adoption d'une morale substantielle. Elle rencontre cependant un obstacle dans le sens de la r&#233;alit&#233; des acteurs sociaux. En effet, &#233;valuant le caract&#232;re juste ou injuste de leur condition en rapprochant leur vie de celle de gens qui leur sont proches ou de de celle de leurs parents, les personnes ordinaires mettent rarement en question le cadre g&#233;n&#233;ral dans lequel s'inscrivent les situations qui suscitent de leur part indignations et protestations. Boltanski remarque n&#233;anmoins que cette autorestriction r&#233;aliste des protestations ne se situe pas toujours au m&#234;me niveau. Elle varie selon le degr&#233; auquel la r&#233;alit&#233; sociale parvient &#224; faire croire &#224; sa robustesse et &#224; faire int&#233;rioriser par les acteurs leur impuissance &#224; changer les formats d'&#233;preuve. Cette robustesse est fonction de la capacit&#233; des instruments de totalisation et de repr&#233;sentation de ce qui est &#224; recouvrir compl&#232;tement le champ &#233;v&#233;nementiel actuel et &#224; donner des descriptions de ce qui arrive et pourrait advenir sous la forme d'un r&#233;seau de causalit&#233;s reliant des entit&#233;s et des forces. Mais l'ampleur du questionnement par rapport &#224; la r&#233;alit&#233; sociale d&#233;pend aussi de la possibilit&#233; d'acc&#232;s plus ou moins grande des acteurs &#224; des dispositifs pratiques et &#224; des outils cognitifs leur permettant de rompre leur isolement en rapprochant les situations. L'autorestriction r&#233;aliste des protestations sera donc maximale dans les situations sociales atomis&#233;es o&#249; chacun ne peut compter que sur ses propres forces, mais elle diminuera dans les p&#233;riodes o&#249; l'action collective semble possible et particuli&#232;rement dans les situations exceptionnelles (r&#233;volutionnaire ou insurrectionnelle). La mont&#233;e en g&#233;n&#233;ralit&#233; appara&#238;t d&#232;s lors comme une condition n&#233;cessaire de r&#233;ussite des protestations publiques. Poser la question de la domination revient donc, pour Boltanski, &#224; s'interroger sur les conditions qui favorisent la fragmentation de ceux qui se trouvent domin&#233;s. Et l'un des objectifs premiers du travail d'&#233;mancipation que se propose la critique doit &#234;tre de faire passer les domin&#233;s d'un &#233;tat de fragmentation &#224; un &#233;tat collectif. Si, comme le montre le cas des Lumi&#232;res, il convient, dans une &#233;tape initiale de d&#233;tacher les acteurs de leurs anciennes appartenances collectives, en les d&#233;terminant comme individus autonomes, il faudra ensuite s'interroger sur la mani&#232;re de pr&#233;server &#8211; voire de renforcer &#8211; l'autonomie, en composant avec la formation de collectifs d'un genre nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Boltanski met en &#233;vidence l'incertitude relative &#224; ce qui est et &#224; ce qui vaut qui impr&#232;gne la vie sociale. Latente dans les situations o&#249;, selon toute apparence, l'ordre r&#232;gne, cette incertitude se manifeste vigoureusement dans les moments de dispute, quand les acteurs se d&#233;lient des engagements pratiques qui maintenaient un cours d'action plus ou moins commun, coordonn&#233; autour de rep&#232;res. La question de la relation entre ce qui se tient et ce qui se trouve frapp&#233; d'incertitude doit &#234;tre abord&#233;e &#224; partir des concepts de r&#233;alit&#233; et de monde. La r&#233;alit&#233; tend &#224; se confondre &#224; ce qui para&#238;t se tenir en quelque sorte par sa seule force, c'est-&#224; -dire, avec l'ordre. Elle se d&#233;tache sur un fond appel&#233; monde que Boltanski, reprenant la formule de Wittgenstein, d&#233;finit comme &#8220;tout ce qui arrive&#8221; . Pour nous permettre de mieux saisir cette distinction entre la r&#233;alit&#233; et le monde, il &#233;tablit une analogie avec la fa&#231;on dont Franck Knight (Knight, 1985) aborde les notions de risque et d'incertitude. Du fait qu'il est probabilisable, le risque constitue un des instruments de construction de la r&#233;alit&#233; invent&#233;s au dix-huiti&#232;me si&#232;cle, solidaire, comme l'a montr&#233; Michel Foucauld (Foucauld,2004), du mode de gouvernance lib&#233;ral qui se met alors en place. Mais tout &#233;v&#233;nement n'est pas ma&#238;trisable dans la logique du risque, si bien qu'il demeure une part inconnue d'incertitude que Knight appelle incertitude &#8220;radicale&#8221; . Si l'on peut faire le projet de conna&#238;tre et repr&#233;senter la r&#233;alit&#233;, le dessein de d&#233;crire le monde, dans ce qui serait sa totalit&#233;, n'est &#224; la port&#233;e de personne. Boltanski fait remarquer que la question de ce qui est ne peut pas faire l'objet d'une r&#233;ponse individuelle. Particuli&#232;rement, quand la dispute devient explicite et s'&#233;tend, et qu'il importe de mettre un terme &#224; des d&#233;saccords qui menacent de basculer dans la violence, l'expression d'un point de vue est insuffisante. Recourant &#224; l'analyse d&#233;velopp&#233;e par Olivier Cayla dans le domaine juridique, Boltanski souligne la n&#233;cessit&#233; d'instaurer &#8220;l'artifice d'un tiers&#8221; auquel est accord&#233; &#8220;par convention&#8221; , la pr&#233;rogative &#8220;d'avoir le dernier mot&#8221; , c'est-&#224; -dire, le monopole de l'interpr&#233;tation juste. Ce tiers se pr&#233;sente habituellement sous les apparences d'un personnage mais l'on n'attend gu&#232;re de lui qu'il exprime sa position personnelle. Il doit devenir &#8220;un &#234;tre sans corps&#8221; (Cayla, 1993). Cet &#8220;&#234;tre sans corps&#8221; est &#233;videmment l'institution. Il appartient donc aux institutions de dire et de confirmer ce qui importe, de fixer la r&#233;f&#233;rence. Cette op&#233;ration implique l'&#233;tablissement de types qui doivent &#234;tre fix&#233;s et m&#233;moris&#233;s d'une mani&#232;re ou d'une autre (m&#233;moires des anciens, codes juridiques &#233;crits, rituels,&#8230;) et souvent stock&#233;s dans des d&#233;finitions. Les institutions ne doivent pas &#234;tre confondues avec deux autres types d'activit&#233;s qui d&#233;signent les moyens dont les institutions doivent &#234;tre dot&#233;es pour pouvoir agir concr&#232;tement : d'une part, les administrations, qui assurent des fonctions de police, d'autre part, les organisations, charg&#233;es de fonctions de coordination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;nonciation du pouvoir des institutions en y voyant, comme le fait Pierre Bourdieu, la manifestation d'une violence symbolique, pr&#233;suppose la n&#233;cessit&#233; de la critique. Si les institutions sont n&#233;cessaires, elles sont aussi fragiles. Cette fragilit&#233; tient en premier lieu &#224; leur fondement. Mais Boltanski s'attarde davantage &#224; un autre facteur de cette fragilit&#233; qui est celui de leur incarnation dans des porte-parole. Il rel&#232;ve que si seul un &#234;tre sans corp peut &#233;chapper &#224; la contrainte du point de vue, cet &#234;tre ne peut s'exprimer que par l'interm&#233;diaire de porte-parole qui sont eux-m&#234;mes des &#234;tres de chair et d'os, comme le sont, par exemple, des magistrats ou des professeurs. Pour mettre l'accent sur le fait que ces porte-parole s'expriment au nom d'une institution, ils se voient souvent dot&#233;s de marques symboliques &#8211; uniformes, tournures rh&#233;toriques impos&#233;es&#8230; Il n'en reste pas moins qu'aucun signe symbolique ne peut garantir qu'ils ne se trompent pas et qu'ils incarnent bien l'institution et non eux-m&#234;mes. On fait donc confiance &#224; l'institution tout en sachant qu'elles ne sont que des fictions, que seuls sont r&#233;els les hommes qui les incarnent. Boltanski pointe ainsi une tension qui est inscrite dans la vie sociale commune &#8211; croyance dans l'institution et critique de l'institution &#8211; qu'il nomme la contradiction herm&#233;neutique. Celle-ci pourrait &#234;tre interpr&#233;t&#233;e comme s'il s'agissait d'une cons&#233;quence fatale de tout ordre politique, n&#233;cessairement tiraill&#233; entre le caract&#232;re n&#233;cessaire des institutions et la possibilit&#233; in&#233;vitable de la critique. Elle se manifeste sous des formes sp&#233;cifiques et s'articule &#224; des modes de gouvernement qui sont in&#233;galement agressifs si on les consid&#232;re sous le rapport des effets de domination qu'ils permettent. Boltanski d&#233;signe ainsi par le terme de &#8220;r&#233;gime politique&#8221; les arrangements qui, constitutifs de diff&#233;rentes soci&#233;t&#233;s historiques, s'&#233;tablissent autour de la contradiction herm&#233;neutique, &#224; la fois pour l'incarner sous diff&#233;rentes formes et pour la dissimuler. Si l'on est tent&#233; de caract&#233;riser la modernit&#233; par l'accroissement progressif de la place laiss&#233;e &#224; la critique, le d&#233;veloppement de l'intensit&#233; et de la visibilit&#233; de celle-ci s'est accompagn&#233; d'une limitation consid&#233;rable de son champ d'application. En effet, la t&#226;che de statuer sur ce qui est et de le confirmer continuellement avait fait l'objet, selon les termes de Bruno Latour, d'un &#8220;grand partage&#8221; qui l'a distribu&#233;e entre les institutions scientifiques et politiques selon qu'&#233;taient envisag&#233;s des faits relevant de la nature ou de la vie sociale des collectifs (Latour,1991). Or, le pouvoir accord&#233; &#224; la science s'est continuellement &#233;tendu, int&#233;grant des faits attribu&#233;s &#224; la science et arrach&#233;s &#224; la politique. La science a mis son point d'honneur &#224; faire de la critique son principal instrument de connaissance. Mais, de ce fait, la critique se voyait soustraite au plus grand nombre pour &#234;tre d&#233;pos&#233;e dans les seules mains des scientifiques. Dans un tel contexte, l'arriv&#233;e des sciences sociales et, au premier chef, l'&#233;conomie, a eu pour cons&#233;quence de modifier consid&#233;rablement le compromis instaur&#233; entre la science et la politique en r&#233;duisant encore le champ de cette derni&#232;re. Pour Boltanski, on peut voir un v&#233;ritable changement de r&#233;gime et un nouveau mode de domination dans ce glissement d'une d&#233;finition de la politique fond&#233;e sur un compromis entre, d'un c&#244;t&#233;, des repr&#233;sentants du peuple investis du r&#244;le de porte-parole et, de l'autre, des experts se r&#233;clamant de l'autorit&#233; de la science vers une d&#233;finition de la politique presqu'enti&#232;rement subordonn&#233;e au pouvoir d'expertise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut distinguer diff&#233;rents types de domination. On peut identifier des effets de domination simple dans deux types de situation : d'abord, quand les personnes sont partiellement ou compl&#232;tement priv&#233;es des libert&#233;s &#233;l&#233;mentaires et quand de profondes asym&#233;tries sont maintenues ou cr&#233;&#233;es en mettant en oeuvre une violence directe, bien que non exclusivement physique ; ensuite, dans des cas de figure moins extr&#234;mes o&#249; le maintien d'une orthodoxie est obtenue par les moyens d'une violence visant &#224; &#233;touffer la critique. Dans un mode de domination simple, les instances de confirmation sont obsessionnellement orient&#233;es vers le maintien d'une r&#233;alit&#233; toute faite, refusant tout changement. Cela va &#233;videmment de pair avec l'&#233;crasement de la critique. Mais il existe &#233;galement des effets de domination complexe mieux ajust&#233;s aux soci&#233;t&#233;s capitalistes contemporaines qui se d&#233;finissent par le fait de rejeter l'id&#233;e m&#234;me de domination et &#233;vitent autant que faire se peut de recourir &#224; la r&#233;pression &#8211;du moins de fa&#231;on visible. Cette forme de domination reconna&#238;t la validit&#233; de la critique mais, en incorporant celle-ci, lui offre moins de prise qu'un r&#233;gime r&#233;pressif. Le changement n'est pas entrav&#233; pour maintenir co&#251;te que co&#251;te une orthodoxie mais, au contraire, valoris&#233; et orient&#233;. Boltanski revient &#224; un article qu'il a &#233;crit il y a une trentaine d'ann&#233;es avec Pierre Bourdieu (Bourdieu et Boltanski, 1976) pr&#233;sentant une analyse de la litt&#233;rature produite par les &#233;lites politiques et &#233;conomiques alors au pouvoir. Le coeur de l'argumentation d&#233;velopp&#233; dans ces &#233;crits &#233;tait qu'il fallait vouloir le changement parce qu'il &#233;tait in&#233;vitable. Boltanski rel&#232;ve que ce rapprochement de la volont&#233; et de la n&#233;cessit&#233; &#8211; que l'on a souvent associ&#233; aux r&#233;gimes totalitaires se r&#233;clamant d'une philosophie d&#233;terministe de l'histoire &#8211; constitue un lieu commun des modes de gouvernance du capitalisme avanc&#233;. Le m&#234;me type de rh&#233;torique s'est retrouv&#233; dans une analyse que Boltanski a r&#233;alis&#233;e vingt ans plus tard avec Eve Chiapello (Boltanski et Chiapello, 1999). Dans un r&#233;gime de domination complexe (ou gestionnaire), la volont&#233; dont les porte-parole des institutions se font l'expression se pr&#233;sente comme n'&#233;tant rien d'autre que la volont&#233; du monde lui-m&#234;me dans la repr&#233;sentation n&#233;cessairement modifi&#233;e qu'offrent les experts. La critique se trouve absorb&#233;e dans les dispositifs de domination o&#249; elle est r&#233;interpr&#233;t&#233;e dans les formes qui lui ont &#233;t&#233; donn&#233;es dans les instances scientifiques et techniques qui servent de r&#233;pondant aux institutions. Elle entre alors dans des querelles entre expertise et contre-expertise o&#249; cette derni&#232;re est n&#233;cessairement domin&#233;e. Cette fa&#231;on de ma&#238;triser la critique en l'incorporant est renforc&#233;e par le fait que la domination par le changement se r&#233;clame elle-m&#234;me de la critique dont elle prive ceux qui voudraient s'opposer &#224; elle, mais d'une critique interne, &#224; l'image des disputes scientifiques. Or, souligne Boltanski, ce qui caract&#233;rise ces &#8220;disputes d'experts&#8221; , c'est pr&#233;cis&#233;ment qu'on s'y accorde sur l'essentiel et ne s'y oppose que sur des points &#224; la marge. D&#232;s lors, un mode de domination de ce genre se pr&#234;te mieux que tout autre au travail de dissimulation de la contradiction herm&#233;neutique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, une tension demeure dans les &#8220;d&#233;mocraties-capitalistes&#8221; o&#249; r&#232;gne ce type de domination. Elle tient au fait que ces soci&#233;t&#233;s ne peuvent compl&#232;tement liquider les formes h&#233;rit&#233;es du pass&#233; &#8211; qu'elles soient d'inspiration lib&#233;rale ou, comme c'est le cas en France, marqu&#233;es par l'interpr&#233;tation jacobine du rousseauisme &#8211; qui soutiennent l'Etat-nation. En effet, le mode de domination d&#233;crit ci-dessus s'est forg&#233; dans le laboratoire du management &#8211; ce qui, observe Boltanski, rend compte du lien &#233;troit qu'il entretient avec le d&#233;veloppement du capitalisme. Mis d'abord en oeuvre dans le gouvernement de l'entreprise, il a ensuite &#233;t&#233; implant&#233; dans l'Etat. Celui-ci a d&#232;s lors &#233;t&#233; consid&#233;r&#233; au m&#234;me titre que l'entreprise, comme une organisation visant &#224; g&#233;rer un ensemble de ressources de fa&#231;on &#224; en extraire un profit, sous contrainte de concurrence avec d'autres organisations du m&#234;me genre. Mais un tel renversement de tendance pose la question de l'articulation entre ces deux instruments possibles de domination que sont l'Etat et l'entreprise, qui doivent faire face &#224; des contraintes diff&#233;rentes. Ainsi, l'entreprise r&#233;clame &#224; juste titre, dans la logique capitaliste qui est la sienne, la libert&#233; de contr&#244;ler les principaux param&#232;tres dont d&#233;pend la d&#233;termination du profit, notamment ses flux d'entr&#233;e et de sortie, en marchandises mais aussi en travailleurs. Elle constitue une forme d'organisation qui doit pouvoir s'affranchir des contraintes territoriales et de dur&#233;e. A l'inverse, l'Etat ne peut se soustraire &#224; de telles contraintes. Il lui revient d'assurer la s&#233;curit&#233; d'une population distribu&#233;e sur un territoire, ce qui l'a amen&#233;, sous la pression des luttes sociales, &#224; multiplier les formes de prise en charge de cette population de citoyens, mais aussi &#224; accro&#238;tre le niveau de contr&#244;le et de contrainte &#233;tatiques &#224; son &#233;gard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;seaux d&#233;localis&#233;s et les dispositifs complexes sur lesquels prend appui un mode de domination gestionnaire peuvent donner l'image d'un pouvoir qui serait devenu syst&#233;mique au sens o&#249; il n'appartiendrait plus &#224; personne, dont le contr&#244;le &#233;chapperait partiellement &#224; chacun des acteurs pris isol&#233;ment. Boltanski s'interroge donc sur l'existence d'une classe dominante dans un tel contexte. Constatant que le crit&#232;re de la propri&#233;t&#233; des moyens de production tout autant que celui des affinit&#233;s et de la culture classique commune, avanc&#233; par Pierre Bourdieu, ne sont plus utilisables, il observe cependant que les nouvelles &#233;lites op&#233;rant aux quatre coins de l'univers partagent une culture internationale qui s'enracine dans l'&#233;conomie et surtout dans les disciplines du management. Pour ces responsables, si les r&#232;gles sont n&#233;cessaires et doivent officiellement s'appliquer &#224; tous, il leur appartient de pouvoir les d&#233;tourner, les contourner et les changer au nom de l'efficacit&#233;. Une telle latitude ne peut cependant pas &#234;tre rendue publique ni donn&#233;e en partage &#224; ceux qui ne sont pas responsables, parce que tout le monde se sentirait alors autoris&#233; &#224; tourner les r&#232;gles et cela conduirait &#224; l'anarchie. D&#232;s lors, note Boltanski, appartenir &#224; la classe dirigeante, c'est d'abord &#234;tre convaincu que l'on peut transgresser la lettre de la r&#232;gle, sans en trahir l'esprit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Boltanski indique que la diff&#233;rence entre r&#233;alit&#233; et monde est sous-jacente &#224; &#8220;l'entreprise grandiose men&#233;e par Corn&#233;lius Castoriadis&#8221; . M&#234;me si elles sont pos&#233;es de fa&#231;on diff&#233;rente, il n'est pas inutile de mettre en rapport les deux approches. Retournant &#224; ce qui est pour lui le point de d&#233;part de notre questionnement politique, &#224; savoir la Gr&#232;ce antique, Castoriadis met en relief l'opposition qui y fut &#233;tablie entre chaos et cosmos. Il rappelle la vision grecque du d&#233;sordre initial le plus total avant que l'ordre &#8211; le cosmos &#8211; ne fut cr&#233;&#233;. Mais, pr&#233;cise Castoriadis, &#8220;aux &#8220;racines de l'univers&#8221; , au-del&#224; du paysage familier, le chaos r&#232;gne toujours souverain&#8221; . Pour lui, cette dualit&#233; conditionne la cr&#233;ation de la philosophie et de la politique. En effet, si l'univers &#233;tait totalement ordonn&#233;, il n'y aurait pas la moindre philosophie, mais seulement un syst&#232;me de savoir unique et d&#233;finitif. Et si le monde &#233;tait pur chaos, il n'y aurait aucune possibilit&#233; de penser. D'autre part, un univers humain parfaitement ordonn&#233;, soit de l'ext&#233;rieur, soit par son activit&#233; spontan&#233;e (par exemple, &#8220;la main invisible&#8221; ) ne laisserait aucune place &#224; la pens&#233;e politique ni aucun champ ouvert &#224; l'action politique. Et si les &#234;tres humains ne pouvaient cr&#233;er quelque ordre pour eux-m&#234;mes en posant des lois, il n'y aurait aucune possibilit&#233; d'action politique, instituante. Castoriadis met en cause ce qu'il appelle l'ontologie unitaire, &#224; savoir, le postulat op&#233;ratoire qui a &#8220;empoisonn&#233;&#8221; la philosophie politique depuis Platon jusqu'au lib&#233;ralisme moderne et au marxisme, selon lequel il y aurait un ordre total et &#8220;rationnel&#8221; du monde et, de ce fait, un ordre des affaires humaines li&#233; &#224; cet ordre du monde. Or, remarque-t-il, si une connaissance s&#251;re et totale du domaine humain (epist&#232;m&#232;) &#233;tait possible, la politique prendrait imm&#233;diatement fin et la d&#233;mocratie serait tout &#224; la fois impossible et absurde, car elle suppose que tous les citoyens ont la possibilit&#233; d'atteindre une doxa correcte mais aussi que personne ne poss&#232;de une epist&#232;m&#232; des choses politiques (Castoriadis, 1986).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tel &#233;clairage recoupe les consid&#233;rations de Boltanski sur la domination complexe qui r&#233;duit le champ d'action de la politique en subordonnant celle-ci au pouvoir d'expertise. Cette &#233;volution est inqui&#233;tante et va au-del&#224; d'un changement de r&#233;gime ou de mode de domination. Comme l'avait pressenti Castoriadis, c'est un v&#233;ritable retour &#224; l'h&#233;t&#233;ronomie qui s'est enclench&#233; et la capacit&#233; &#224; remettre en cause l'ordre institu&#233; qui se trouve menac&#233;e. Une nouvelle cl&#244;ture, par&#233;e des atours de la science, est aujourd'hui &#233;rig&#233;e pour enfermer la critique. Castoriadis ne se r&#233;signait cependant pas au d&#233;sespoir. Il d&#233;celait en effet &#8220;des signes de r&#233;sistance, des gens qui luttent ici et l&#224; , (&#8230;) des livres importants qui paraissent&#8221; . Il rep&#233;rait &#8220;dans le courrier adress&#233;s au Monde, par exemple, (&#8230;) des lettres exprimant des points de vue tout &#224; fait sains et critiques&#8221; . Sans se prononcer sur le fait de savoir si tout cela suffirait pour inverser la situation, il invitait &#8220;ceux qui ont conscience de la gravit&#233; de ces questions&#8221; &#224; &#8220;faire tout ce qui est en leur pouvoir &#8211; qu'il s'agisse de la parole, de l'&#233;crit ou simplement de leur attitude &#224; l'endroit qu'ils occupent &#8211; pour que les gens se r&#233;veillent de leur l&#233;thargie contemporaine et commencent &#224; agir dans le sens de la libert&#233;&#8221; (Castoriadis, 1996). Visiblement Boltanski agit en ce sens et on ne peut que l'approuver quand il assigne &#224; la sociologie la t&#226;che de renforcer le pouvoir de la critique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L. BOLTANSKI, De la critique. Pr&#233;cis de sociologie de l'&#233;mancipation, Paris, Gallimard, 2009.&lt;br class='autobr' /&gt;
L. BOLTANSKI et E. CHIAPELLO, Le nouvel esprit du capitalisme, Paris, Gallimard, 1999.&lt;br class='autobr' /&gt;
P. BOURDIEU et L. BOLTANSKI, &#8220;La production de l'id&#233;ologie dominante&#8221; , Actes de la recherche en sciences sociales, vol.2, n&#176;2, 1976.&lt;br class='autobr' /&gt;
C. CASTORIADIS, Les carrefours du labyrinthe, II. Domaines de l'homme, Paris, seuil, 1986.&lt;br class='autobr' /&gt;
C. CASTORIADIS, Les carrefours du labyrinthe, IV. La mont&#233;e de l'insignifiance, Paris, Seuil, 1996.&lt;br class='autobr' /&gt;
O. CAYLA, &#8220;Les deux figures du juge&#8221; , Le D&#233;bat, n&#176;74, mars- avril 1993.&lt;br class='autobr' /&gt;
M. FOUCAULD, S&#233;curit&#233;, territoire, population. Cours du Coll&#232;ge de France (1977-1978), Paris, Hautes Etudes/Gallimard/Seuil, 2004.&lt;br class='autobr' /&gt;
F. KNIGHT, Risk, Uncertainty and Profit, Chicago, University of Chicago Press, 1985 (1921).&lt;br class='autobr' /&gt;
B. LATOUR, Nous n'avons jamais &#233;t&#233; modernes. Essai d'anthropologie sym&#233;trique, Paris, La D&#233;couverte, 1991.&lt;br class='autobr' /&gt;
J. RANCIERE, Le Phiolosophe et ses pauvres, Paris, Flammarion, 2007 (1983).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Introduction. Luc Wilkin et Beno&#238;t Bernard</title>
		<link>https://cerap.be/spip.php?article508</link>
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		<dc:date>2012-05-02T10:26:33Z</dc:date>
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		<description>Version &#233;lectronique sur revues.org D&#233;j&#224; , le num&#233;ro 17 de Pyramides &#8211; premier des volumes consacr&#233;s aux r&#233;formes de l'administration vues d'en bas &#8211; avait mis en exergue le flux ininterrompu des r&#233;formes au sein de la fonction publique dans de nombreux pays tout au long de ces derni&#232;res d&#233;cennies. Le constat est bien connu. Il implique toutefois des r&#233;flexions &#224; port&#233;e plus g&#233;n&#233;rales et transversales lorsqu'on le pose dans le cadre d'une comparaison internationale. Ce num&#233;ro de Pyramides se veut, en effet, (...)

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&lt;a href="https://cerap.be/spip.php?rubrique90" rel="directory"&gt;Pyramides n&#176;19 - Les r&#233;formes de l'administration vues d'en bas - Volume III&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://pyramides.revues.org/700&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Version &#233;lectronique sur revues.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; , le num&#233;ro 17 de Pyramides &#8211; premier des volumes consacr&#233;s aux r&#233;formes de l'administration vues d'en bas &#8211; avait mis en exergue le flux ininterrompu des r&#233;formes au sein de la fonction publique dans de nombreux pays tout au long de ces derni&#232;res d&#233;cennies. Le constat est bien connu. Il implique toutefois des r&#233;flexions &#224; port&#233;e plus g&#233;n&#233;rales et transversales lorsqu'on le pose dans le cadre d'une comparaison internationale. Ce num&#233;ro de Pyramides se veut, en effet, une mise en relief des r&#233;formes par l'observation de diff&#233;rents cas dans quelques pays de la francophonie : la R&#233;publique D&#233;mocratique du Congo, la France, le Qu&#233;bec, le Maroc et la Suisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Chevallier (&#171; Les orientations nouvelles des politiques de r&#233;forme administrative en France &#187;) dresse un bilan mitig&#233; des multiples r&#233;formes administratives qui se sont succ&#233;d&#233;es en France, que ce soit en termes de finalit&#233;s, de strat&#233;gies mises en &#339;uvre pour les promouvoir et leur donner vie, de contenus ou de r&#233;ception par ceux auxquelles elles s'adressent (au premier rang desquels, les fonctionnaires eux-m&#234;mes et les usagers des services publics). Et l'auteur de montrer le d&#233;calage entre une vue par le haut donnant &#224; voir une dynamique de r&#233;formes spectaculaire et une vue par le bas, marqu&#233;e par une mise en application diff&#233;renci&#233;e, des r&#233;ticences, de fortes d&#233;fiances se muant parfois en r&#233;sistance active ainsi que par les h&#233;ritages d'un mod&#232;le administratif qu'une longue histoire a contribu&#233; &#224; forger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sylvie Trosa (&#171; L'administration est-elle un acteur de la modernisation ? &#187;) poursuit la r&#233;flexion sur le cas fran&#231;ais &#224; partir de la mise en &#233;vidence de la succession et de l'empilement des r&#233;formes et des outils cens&#233;s soutenir celles-ci : les multiples discours sur la qualit&#233;, le contr&#244;le de gestion, les tableaux de bord, les audits de modernisation, etc. Autant d'outils introduits tr&#232;s (trop) rapidement sans qu'il soit possible de discerner une continuit&#233; dans les d&#233;marches et qui, in fine, font obstacle &#224; tout processus d'appropriation par ceux qui sont tenus de les mettre en &#339;uvre. La focalisation sur les outils, l'absence d'analyse approfondie sur les conditions de mobilisation et leur d&#233;connexion des finalit&#233;s poursuivies aggravent les difficult&#233;s &#224; mettre en place une v&#233;ritable d&#233;marche d'apprentissage et, donc, de mise en mouvement des services. Au-del&#224; de ces constats, l'auteure sugg&#232;re une s&#233;rie de pistes de r&#233;ponses &#224; la question de l'&#233;quilibre entre injonctions venues du haut et mise en &#339;uvre par les services en contact direct avec les usagers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yves Emery se livre lui aussi &#224; un exercice de bilan pour le cas suisse (&#171; Les r&#233;formes de l'administration publique en Suisse &#187;). Selon l'auteur, les principes et les outils du management semblent conna&#238;tre une large diffusion au sein de l'administration suisse et, m&#234;me si le bilan est en demi-teintes, il convient d&#233;sormais de parler de gestion publique tout court plut&#244;t que de Nouvelle Gestion Publique (NGP). Se renforcent toutefois des enjeux tels que l'articulation des cultures (classique et moderne), l'&#233;vitement des cloisonnements, le pilotage de l'action publique ou encore une red&#233;finition des rapports entre politique et administration. Ce th&#232;me est d'ailleurs d&#233;velopp&#233; dans trois autres articles de ce num&#233;ro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas qu&#233;b&#233;cois, Isabelle Fortier (&#171; Exp&#233;rience des r&#233;formes et transformation de l'ethos de service public dans l'administration publique qu&#233;b&#233;coise &#187;) soul&#232;ve &#224; son tour la question et nous fait part des ambigu&#239;t&#233;s v&#233;cues par les gestionnaires des organisations publiques tenus d'&#234;tre les porteurs du changement aupr&#232;s de leurs collaborateurs, d'&#234;tre cr&#233;atifs et dispos&#233;s &#224; prendre des risques tout en r&#233;pondant aux volont&#233;s politiques venues d'en haut et aux groupes sociaux avec lesquels ils sont en contact direct. Parmi ces ambigu&#239;t&#233;s, on distinguera le paradoxe de l'imputabilit&#233; (plus d'autonomie mais plus de reddition de compte) ou la contraction des effectifs (faire plus avec moins). Et l'auteure de montrer que ces r&#233;formes et leurs implications en termes de strat&#233;gies d'adaptation parfois douloureuses (d&#233;mobilisation, sentiment de perte d'expertise, d&#233;valorisation de l'action, &#8230;) se joue &#233;galement tr&#232;s concr&#232;tement, sur le terrain, l'enjeu du maintien de l'&#233;thos professionnelle des fonctionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;mir Al Wardi (&#171; L'autonomie polyn&#233;sienne vue de l'administration &#187;) analyse, du point de vue des acteurs de l'administration, les cons&#233;quences des importantes r&#233;formes de celle-ci qui se sont succ&#233;d&#233;es au fil des derni&#232;res ann&#233;es en Polyn&#233;sie fran&#231;aise. Il d&#233;peint un contexte dans lequel la question de la mise en &#339;uvre de l'autonomie de ce territoire se trouve sans cesse pos&#233;e en raison de facteurs divers (&#233;loignement g&#233;ographique, diversit&#233; des ethnies, culture propre, r&#233;glementations particuli&#232;res, &#8230;). L'auteur nous livre d&#232;s lors l'image d'une administration territoriale jeune marqu&#233;e par une d&#233;centralisation interne forte mais en l'absence d'une administration centrale r&#233;gulatrice, au prise avec une forte politisation des mandats (client&#233;lisme, importance des relations familiales, &#8230;), une instabilit&#233; politique qui ne favorise pas la continuit&#233; du service public et, plus g&#233;n&#233;ralement, manquant de moyens humains, techniques et normatifs. C'est donc &#233;galement la question de la recherche d'un &#233;quilibre entre la sph&#232;re politique et la sph&#232;re administrative qui se trouve &#224; nouveau pos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;thro Kombo Yetilo (&#171; La sous-administration territoriale en R&#233;publique D&#233;mocratique du Congo. Etats des lieux et perspectives &#187;) se livre &#224; l'analyse critique de la loi (promulgu&#233;e en 2008) destin&#233;e &#224; servir de cadre de r&#233;f&#233;rence &#224; la composition, l'organisation et le fonctionnement des entit&#233;s territoriales d&#233;centralis&#233;es en R&#233;publique D&#233;mocratique du Congo, pays qui a &#233;galement connu ces derni&#232;res ann&#233;es de nombreuses r&#233;formes administratives. Apr&#232;s avoir mis en &#233;vidence les carences des lois ant&#233;rieures (d&#233;coupe en zones territoriales inadapt&#233;es &#224; la superficie du pays et &#224; l'&#233;tat des moyens de communication, la centralisation de la gestion du personnel de l'Etat en d&#233;phasage avec les besoins locaux, l'absence chronique de ressources budg&#233;taires suffisantes, le poids des coutumes en regard des normes l&#233;gales, etc.), l'auteur sugg&#232;re que la nouvelle l&#233;gislation en liant, dans un m&#234;me syst&#232;me, l'administration territoriale et la gestion locale des ressources &#233;conomiques, techniques et humaines est de nature &#224; porter rem&#232;de &#224; la sous-administration chronique du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malik Boumediene (&#171; La question de la modernisation de l'Etat dans le monde arabe : l'exemple du Maroc &#187;) retrace les grands axes de la modernisation annonc&#233;e de l'Etat marocain. Dans ce pays, comme dans d'autres, ceux-ci se d&#233;clinent en termes de processus de d&#233;centralisation / d&#233;concentration, d'&#233;quilibrage entre pouvoirs constitutionnels et pouvoir ex&#233;cutif, de mise en &#339;uvre de r&#232;gles nouvelles visant &#224; une meilleure gouvernance financi&#232;re et, plus g&#233;n&#233;ralement, d'une place plus pr&#233;&#233;minente du citoyen dans l'action administrative. Entre les r&#233;solutions affich&#233;es et l'observation des r&#233;alit&#233;s du terrain, l'auteur rel&#232;ve un ensemble d'&#233;carts qui m&#233;ritent, &#224; ces yeux, r&#233;flexions et actions. La place du citoyen demeure largement fragile en raison du ph&#233;nom&#232;ne de la corruption qui reste end&#233;mique, de l'absence de transmission d'informations transparentes sur l'usage des ressources budg&#233;taires et le constat d'une bureaucratie toujours aussi lourde, lente, opaque et peupl&#233;e de personnels peu comp&#233;tents, que ce soit dans le domaine des affaires civiles quotidiennes que dans celui des transactions commerciales. Le processus de d&#233;centralisation des pouvoirs n'appara&#238;t pas comme plus abouti faute de capacit&#233;s de gestion locales et de l'inexistence de circuits de d&#233;l&#233;gation dans de nombreux domaines entre instances centrales et territoriales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le texte de Florence Descamps (&#171; Une exp&#233;rience de r&#233;forme administrative d'en bas en France : les commissions tripartites de 1933 ou la premi&#232;re tentative de cogestion administrative au minist&#232;re des Finances &#187;), le lecteur est invit&#233; &#224; un retour en France et &#224; un &#233;clairage historique sur les r&#233;formes administratives dans le contexte des ann&#233;es trente marqu&#233; par une crise budg&#233;taire et financi&#232;re qui conduit le gouvernement fran&#231;ais &#224; r&#233;duire le train de vie de l'Etat. L'auteure relate la gen&#232;se de l'apparition de commissions tripartites regroupant des repr&#233;sentants du personnel (syndicats professionnels), de l'administration (la &#171; hi&#233;rarchie &#187;) ainsi que des usagers. Elle analyse leur fonctionnement au sein du minist&#232;re des Finances fran&#231;ais o&#249; ont &#339;uvr&#233; pas moins de quinze commissions charg&#233;es de proposer des &#233;conomies &#224; r&#233;aliser par le biais de mesures diverses (r&#233;duction de d&#233;penses de personnel, de mat&#233;riel de d&#233;penses sp&#233;ciales li&#233;es aux frais de repr&#233;sentation mais &#233;galement mesures de r&#233;duction des d&#233;penses par une meilleure organisation du travail, une r&#233;partition des t&#226;ches am&#233;lior&#233;e, le regroupement de services, etc.). L'examen des m&#233;thodes de travail de ces diverses instances et des propositions auxquelles elles ont abouti permet de tirer un bilan de cette exp&#233;rience (par le bas) qui sera relativement br&#232;ve et laissera la place &#224; d'autres r&#233;formes administratives mises en &#339;uvre selon d'autres modalit&#233;s (par le haut).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme il se doit, il n'est pas possible d'imaginer des instruments de gestion sans statistiques. C'est le r&#244;le des statisticiens dans l'exercice de d&#233;finition et de calcul des indicateurs de gestion qui fait pr&#233;cis&#233;ment l'objet des analyses d'Etienne Penissat (&#171; Des statistiques sans statisticiens ? Politique des &#171; indicateurs de la Lolf &#187; et enjeux statistiques. Le cas du Minist&#232;re du Travail et de l'Emploi &#187;). Il met en &#233;vidence les d&#233;bats critiques (organis&#233;s, notamment, par l'interm&#233;diaire d'associations et de syndicats professionnels) qui ont entour&#233; la question des indicateurs &#224; l'occasion de la mise en place de la Lolf, d&#233;bats qui concernent le jugement de pertinence de ces derniers, leur objectivit&#233;, leur caract&#232;re technocratique et, plus g&#233;n&#233;ralement, les liens qui se tissent entre politique et statistique. L'auteur rend ensuite compte d'une enqu&#234;te ethnographique en cours au sein de la direction d'&#233;tude et de statistique du minist&#232;re du Travail et de l'Emploi qui le conduit &#224; observer une marginalisation des statisticiens dans la conception des indicateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claude Rochet, Olivier Keramidas, Bruno Tiberghien, Philippe Agopian et Catherine Paris-Laporte (&#171; Management des services publics et pilotage de la performance : vision en contre-plong&#233;e de la loi d'orientation sur les lois de finance &#187;) rendent compte d'une recherche-action men&#233;e au sein des Services D&#233;partementaux d'Incendies et de Secours des Bouches-du-Rh&#244;ne en France dans le contexte de la Loi organique relative aux lois de finances (LOLF) du 1er ao&#251;t 2001. Les auteurs, issus &#224; la fois du monde de la recherche en management public et du terrain de la lutte contre les incendies, pr&#233;sentent la synth&#232;se de la d&#233;marche m&#233;thodologique utilis&#233;e pour la mise au point d'indicateurs de toutes natures r&#233;pondant aux besoins de pilotage de la performance des services d&#233;partementaux. Alliant r&#233;sultats de recherches universitaires et participation intensive des parties prenantes, ils proposent aux lecteurs une d&#233;marche qui permet de poser les conditions d'un meilleur partage des connaissances et des exp&#233;riences et, au-del&#224; , l'innovation organisationnelle par la recherche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En retra&#231;ant l'histoire r&#233;cente de la cr&#233;ation de l'agence nationale pour la r&#233;novation urbaine en France (&#171; De l'analyse des r&#233;formes par le bas : le cas de la cr&#233;ation de l'Agence nationale pour la r&#233;novation urbaine &#187;), Bertrand D&#233;pigny nous livre une analyse de l'&#233;volution de l'action publique dans le domaine de la politique de la ville et, plus particuli&#232;rement, dans celui de la r&#233;novation urbaine. Lui aussi met en lumi&#232;re les ambigu&#239;t&#233;s des relations politico-administratives. Les agences sont certes de vecteurs de changement mais, faisant &#233;cho &#224; la stabilit&#233; constat&#233;e par David Giauque, Fabien Resenterra et Micha&#235;l Siggen, Bertrand D&#233;pigny (voir ci-dessous), il montre combien les m&#233;canismes bureaucratiques r&#233;apparaissent de mani&#232;re presque in&#233;luctable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traitant du cas suisse, David Giauque, Fabien Resenterra et Micha&#235;l Siggen (&#171; Trois cantons suisses face aux r&#233;formes. Une impossible s&#233;paration entre sph&#232;res politiques et administrative &#187;) constatent une stabilit&#233; dans la dynamique des rapports entre politique et administration. Ces deux sph&#232;res sont-elles, en fin de compte, s&#233;parables ? En contre-pied des principes de la NGP et des r&#233;formes qui en sont inspir&#233;es, les auteurs d&#233;montent une s&#233;rie d'hypoth&#232;ses en la mati&#232;re et t&#233;moignent d'un maintien des relations de d&#233;pendance r&#233;ciproque entre les deux sph&#232;res : cette s&#233;paration entre monde politique et de l'administration ne semble ainsi ni r&#233;alis&#233; ni d'ailleurs souhait&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A vocation comparative, ce num&#233;ro de Pyramides comporte les textes d'interventions faites au colloque sur les &#171; R&#233;formes de l'administration vues d'en bas &#187; tenu en mai dernier et s'inscrit dans une perspective internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prochaine livraison de la revue poursuivra en grande partie la r&#233;flexion mais, cette fois, dans le contexte d'un retour sur dix ann&#233;es de r&#233;formes en Belgique. Qu'est-il, en effet, apr&#232;s une d&#233;cennie d'exp&#233;riences et de p&#233;rip&#233;ties diverses, advenu de la R&#233;forme Copernic ? Quel bilan peut-on en tirer non seulement en regard des ambitions affich&#233;es au d&#233;part mais &#233;galement pour l'avenir des r&#233;formes qui, immanquablement, sont &#224; venir ? Comment mettre en perspective cette r&#233;forme en regard de la rh&#233;torique du nouveau management public ? Autant de questions auxquelles tenteront de r&#233;pondre, dans la ligne &#233;ditoriale qui est celle de Pyramides, des acteurs de terrain et des observateurs ext&#233;rieurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Trois cantons suisses face aux r&#233;formes. Une impossible s&#233;paration entre sph&#232;res politique et administrative. David Giauque, Fabien Resenterra et Micha&#235;l Siggen </title>
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		<description>Version int&#233;grale sur revues.org R&#233;sum&#233; &lt;br /&gt;Sur la base d'une enqu&#234;te quantitative et qualitative aupr&#232;s des hauts fonctionnaires et membres du Gouvernement des cantons du Valais, du Jura et de Neuch&#226;tel, le pr&#233;sent article vise &#224; tester l'hypoth&#232;se selon laquelle les r&#233;formes inspir&#233;es des principes de la nouvelle gestion publique conduisent &#224; la red&#233;finition des relations entre acteurs politiques et administratifs. Autrement dit, l'introduction des r&#233;formes permettrait de s&#233;parer plus strictement les (...)

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&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la base d'une enqu&#234;te quantitative et qualitative aupr&#232;s des hauts fonctionnaires et membres du Gouvernement des cantons du Valais, du Jura et de Neuch&#226;tel, le pr&#233;sent article vise &#224; tester l'hypoth&#232;se selon laquelle les r&#233;formes inspir&#233;es des principes de la nouvelle gestion publique conduisent &#224; la red&#233;finition des relations entre acteurs politiques et administratifs. Autrement dit, l'introduction des r&#233;formes permettrait de s&#233;parer plus strictement les activit&#233;s strat&#233;giques des activit&#233;s op&#233;rationnelles. Or, les constats que nous tirons de nos investigations rendent compte d'une certaine &#171; stabilit&#233; &#187; des relations politico-administratives, au-del&#224; des diff&#233;rences constat&#233;es dans les strat&#233;gies de modernisation men&#233;es dans les trois entit&#233;s cantonales. Des facteurs institutionnels, mais &#233;galement politiques, peuvent expliquer cette stabilit&#233;. De sorte que nos r&#233;sultats remettent en question la faisabilit&#233; et la l&#233;gitimit&#233; d'une s&#233;paration entre sph&#232;res politique et administrative &#224; un niveau de gouvernance cantonal en Suisse.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>De l'analyse des r&#233;formes par le bas : le cas de la cr&#233;ation de l'Agence nationale pour la r&#233;novation urbaine. Bertrand D&#233;pigny</title>
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		<description>Version int&#233;grale sur revues.org R&#233;sum&#233; &lt;br /&gt;Depuis une vingtaine d'ann&#233;es, les administrations se sont retrouv&#233;es au centre de dynamiques r&#233;formatrices dont les caract&#233;ristiques varient en fonction des &#201;tats. En France, le secteur de la politique de la ville et de la r&#233;novation urbaine t&#233;moigne d'une &#233;volution de ses structures administratives. La cr&#233;ation de l'Agence nationale pour la r&#233;novation urbaine nous interroge non seulement sur l'appropriation de nouveaux savoirs, mais aussi sur leur incorporation (...)

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&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis une vingtaine d'ann&#233;es, les administrations se sont retrouv&#233;es au centre de dynamiques r&#233;formatrices dont les caract&#233;ristiques varient en fonction des &#201;tats. En France, le secteur de la politique de la ville et de la r&#233;novation urbaine t&#233;moigne d'une &#233;volution de ses structures administratives. La cr&#233;ation de l'Agence nationale pour la r&#233;novation urbaine nous interroge non seulement sur l'appropriation de nouveaux savoirs, mais aussi sur leur incorporation dans de nouvelles structures administratives. Quelle(s) cat&#233;gorie(s) de savoirs et de r&#233;f&#233;rences id&#233;ologiques peut-on rep&#233;rer dans le processus de cr&#233;ation de cette agence ? Comment les acteurs de la politique de r&#233;novation urbaine se positionnent-ils par rapport aux nouvelles pratiques d&#233;finies ? En quoi la cr&#233;ation de l'Agence nous renseigne-t-elle sur les conditions du changement dans l'action publique ? Notre intervention tentera d'apporter des &#233;l&#233;ments de r&#233;ponse &#224; ces questions en s'appuyant sur les premiers r&#233;sultats d'un des terrains d'enqu&#234;te de notre travail de th&#232;se.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Management des services publics et pilotage de la performance : vision en contre-plong&#233;e de la loi d'orientation sur les lois de finances. Claude Rochet, Olivier Keramidas, Bruno Tiberghien, Philippe Agopian et Catherine Paris-Laporte</title>
		<link>https://cerap.be/spip.php?article294</link>
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		<dc:date>2010-06-24T08:16:04Z</dc:date>
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		<description>Version int&#233;grale sur revues.org R&#233;sum&#233; &lt;br /&gt;Cette contribution rend compte d'une recherche-action orient&#233;e vers la construction d'un syst&#232;me de pilotage visant &#224; concilier management strat&#233;gique et management op&#233;rationnel. Impuls&#233;e par la n&#233;cessit&#233; d'objectiver les processus et r&#233;sultats &#224; tous les niveaux de l'organisation, cette d&#233;marche d&#233;coule &#224; la fois d'effets de contexte (influence normative de la Loi Organique des Lois de Finances) et d'une volont&#233; interne au Service D&#233;partemental d'Incendie et de Secours (...)

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&lt;a href="https://cerap.be/spip.php?rubrique90" rel="directory"&gt;Pyramides n&#176;19 - Les r&#233;formes de l'administration vues d'en bas - Volume III&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://pyramides.revues.org/719&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Version int&#233;grale sur revues.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette contribution rend compte d'une recherche-action orient&#233;e vers la construction d'un syst&#232;me de pilotage visant &#224; concilier management strat&#233;gique et management op&#233;rationnel. Impuls&#233;e par la n&#233;cessit&#233; d'objectiver les processus et r&#233;sultats &#224; tous les niveaux de l'organisation, cette d&#233;marche d&#233;coule &#224; la fois d'effets de contexte (influence normative de la Loi Organique des Lois de Finances) et d'une volont&#233; interne au Service D&#233;partemental d'Incendie et de Secours des Bouches-du-Rh&#244;ne (SDIS 13). Afin de mener &#224; bien la production des tableaux de bord multidimensionnels n&#233;cessaires &#224; cette objectivation, le SDIS 13 s'est rapproch&#233; de l'Institut de Management Public et de Gouvernance Territoriale (IMPGT). L'expertise m&#233;thodologique ainsi apport&#233;e, alli&#233;e &#224; un mode de production participatif, permet de poser les conditions de l'innovation par la recherche et d'un meilleur partage, &#224; terme, des exp&#233;riences et des connaissances.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des statistiques sans statisticiens ? Politique des &#034;indicateurs de la Lolf&#034; et enjeux statistiques. Le cas du Minist&#232;re du Travail et de l'Emploi. Etienne Penissat </title>
		<link>https://cerap.be/spip.php?article293</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cerap.be/spip.php?article293</guid>
		<dc:date>2010-06-24T08:12:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>cerap</dc:creator>



		<description>Version int&#233;grale sur revues.org R&#233;sum&#233; &lt;br /&gt;L'article se propose d'interroger les formes de participation des statisticiens publics &#224; la fabrication des indicateurs statistiques de la loi organique relative aux lois de finances (Lolf) en France en prenant le cas du minist&#232;re du Travail et de l'Emploi. Proposant d'&#233;valuer le budget de l'Etat &#224; partir d'indicateurs statistiques, cette r&#233;forme participerait &#224; la valorisation de la place des services statistiques minist&#233;riels dans la conception des objectifs (...)

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&lt;a href="https://cerap.be/spip.php?rubrique90" rel="directory"&gt;Pyramides n&#176;19 - Les r&#233;formes de l'administration vues d'en bas - Volume III&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://pyramides.revues.org/717&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Version int&#233;grale sur revues.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article se propose d'interroger les formes de participation des statisticiens publics &#224; la fabrication des indicateurs statistiques de la loi organique relative aux lois de finances (Lolf) en France en prenant le cas du minist&#232;re du Travail et de l'Emploi. Proposant d'&#233;valuer le budget de l'Etat &#224; partir d'indicateurs statistiques, cette r&#233;forme participerait &#224; la valorisation de la place des services statistiques minist&#233;riels dans la conception des objectifs et des indicateurs des politiques publiques. Je montrerai tout d'abord que la mise en place de cette r&#233;forme a suscit&#233; de vifs d&#233;bats au sein de la statistique publique, une partie des statisticiens adoptant une posture critique vis-&#224; -vis des indicateurs. A partir du cas de la fabrique des &#171; indicateurs Lolf &#187; au minist&#232;re de l'Emploi et du Travail, j'analyserai comment les statisticiens se sont vus marginalis&#233;s dans la conception de ceux-ci. Surtout j'expliquerai dans quelle mesure ces &#171; politiques du chiffre &#187; bouleversent et remettent en cause le mod&#232;le fran&#231;ais de production statistique.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une exp&#233;rience de r&#233;forme administrative d'en bas en France : les commissions tripartites de 1933 ou la premi&#232;re tentative de cogestion administrative au minist&#232;re des Finances. Florence Descamps</title>
		<link>https://cerap.be/spip.php?article292</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cerap.be/spip.php?article292</guid>
		<dc:date>2010-06-24T08:10:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>cerap</dc:creator>



		<description>Version int&#233;grale sur revues.org R&#233;sum&#233; &lt;br /&gt;L'installation puis l'aggravation de la crise budg&#233;taire et financi&#232;re dans les ann&#233;es trente conduisent le gouvernement &#224; rechercher, dans la r&#233;duction du train de vie de l'Etat, dans les &#233;conomies budg&#233;taires et dans la rationalisation de l'administration, les solutions &#224; cette crise. Pendant une courte p&#233;riode, un mouvement syndicaliste r&#233;formiste original, l'Etat Moderne, constitu&#233; majoritairement de fonctionnaires des services fiscaux, pr&#233;conise la (...)

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&lt;a href="https://cerap.be/spip.php?rubrique90" rel="directory"&gt;Pyramides n&#176;19 - Les r&#233;formes de l'administration vues d'en bas - Volume III&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://pyramides.revues.org/715&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Version int&#233;grale sur revues.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'installation puis l'aggravation de la crise budg&#233;taire et financi&#232;re dans les ann&#233;es trente conduisent le gouvernement &#224; rechercher, dans la r&#233;duction du train de vie de l'Etat, dans les &#233;conomies budg&#233;taires et dans la rationalisation de l'administration, les solutions &#224; cette crise. Pendant une courte p&#233;riode, un mouvement syndicaliste r&#233;formiste original, l'Etat Moderne, constitu&#233; majoritairement de fonctionnaires des services fiscaux, pr&#233;conise la participation des fonctionnaires et des syndicats &#224; la recherche des &#233;conomies et &#224; l'&#233;laboration des mesures de r&#233;forme administrative. Le gouvernement de n&#233;o-cartel des Gauches, issu d&#8216;une chambre radicale et radical-socialiste tout juste &#233;lue en 1932, accepte l'exp&#233;rience et en 1933, sont constitu&#233;es dans chaque minist&#232;re et dans chaque direction centrale des &#171; commissions tripartites &#187; (usagers, repr&#233;sentants de l'administration et repr&#233;sentants des syndicats) charg&#233;es d&#8216;&#233;laborer un programme d&#8216;&#233;conomies et de r&#233;forme administrative. C'est cette exp&#233;rience qu'il est propos&#233; de relater et d&#8216;analyser, en s'attachant au cas du minist&#232;re des Finances.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
    <item xml:lang="fr">
		<title>La sous-administration territoriale en R&#233;publique D&#233;mocratique du Congo. Etat des lieux et perspectives. J&#233;thro Kombo Yetilo</title>
		<link>https://cerap.be/spip.php?article291</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cerap.be/spip.php?article291</guid>
		<dc:date>2010-06-24T08:07:16Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>cerap</dc:creator>



		<description>Version int&#233;grale sur revues.org R&#233;sum&#233; &lt;br /&gt;La RDC conna&#238;t une sous-administration devenue chronique et pathologique. Celle-ci est la cons&#233;quence de l'&#233;loignement de l'Administration par rapport aux administr&#233;s ainsi que d'une mauvaise r&#233;partition g&#233;ographique des effectifs dans l'Administration publique due &#224; la centralisation de la gestion de la Fonction Publique. C'est pour sortir de cette sous-administration et promouvoir le d&#233;veloppement des entit&#233;s locales qu'une nouvelle loi a &#233;t&#233; promulgu&#233;e en (...)

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&lt;a href="https://cerap.be/spip.php?rubrique90" rel="directory"&gt;Pyramides n&#176;19 - Les r&#233;formes de l'administration vues d'en bas - Volume III&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://pyramides.revues.org/711&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Version int&#233;grale sur revues.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La RDC conna&#238;t une sous-administration devenue chronique et pathologique. Celle-ci est la cons&#233;quence de l'&#233;loignement de l'Administration par rapport aux administr&#233;s ainsi que d'une mauvaise r&#233;partition g&#233;ographique des effectifs dans l'Administration publique due &#224; la centralisation de la gestion de la Fonction Publique. C'est pour sortir de cette sous-administration et promouvoir le d&#233;veloppement des entit&#233;s locales qu'une nouvelle loi a &#233;t&#233; promulgu&#233;e en octobre 2008. Aussi cette &#233;tude constitue-t-elle &#224; la fois une analyse critique de la loi organique n&#176;08/016 du 07 octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des Entit&#233;s Territoriales D&#233;centralis&#233;es, et une contribution &#224; la mise en &#339;uvre d'une administration de proximit&#233; au service du d&#233;veloppement.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'autonomie polyn&#233;sienne vue de l'administration. S&#233;mir Al Wardi</title>
		<link>https://cerap.be/spip.php?article290</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cerap.be/spip.php?article290</guid>
		<dc:date>2010-06-24T08:05:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>cerap</dc:creator>



		<description>Version int&#233;grale sur revues.org R&#233;sum&#233; &lt;br /&gt;La Polyn&#233;sie fran&#231;aise, collectivit&#233; de l'outre-mer fran&#231;ais, a connu d'importantes r&#233;formes de l'administration. En effet, cette collectivit&#233; territoriale particuli&#232;re a obtenu plusieurs statuts d'autonomie organisant un partage exceptionnel des comp&#233;tences entre l'Etat et le pouvoir local. Avec les statuts d'autonomie de 1957, 1977, 1984, 1996 et 2004, les Polyn&#233;siens ont d&#251; s'habituer aux nouvelles r&#232;gles et symboles politiques. La construction d'un pouvoir passe, (...)

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&lt;a href="https://cerap.be/spip.php?rubrique90" rel="directory"&gt;Pyramides n&#176;19 - Les r&#233;formes de l'administration vues d'en bas - Volume III&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://pyramides.revues.org/709&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Version int&#233;grale sur revues.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Polyn&#233;sie fran&#231;aise, collectivit&#233; de l'outre-mer fran&#231;ais, a connu d'importantes r&#233;formes de l'administration. En effet, cette collectivit&#233; territoriale particuli&#232;re a obtenu plusieurs statuts d'autonomie organisant un partage exceptionnel des comp&#233;tences entre l'Etat et le pouvoir local. Avec les statuts d'autonomie de 1957, 1977, 1984, 1996 et 2004, les Polyn&#233;siens ont d&#251; s'habituer aux nouvelles r&#232;gles et symboles politiques. La construction d'un pouvoir passe, en effet, par la mise en place d'institutions se rapprochant de celles d'un Etat et parall&#232;lement, de symboles politiques propres. C'est donc une administration jeune qui est &#224; la recherche d'un &#233;quilibre entre le politique et l'administratif. Il est certain que les hommes politiques polyn&#233;siens ont &#233;t&#233; surtout absorb&#233;s par les revendications statutaires, par la n&#233;cessit&#233; d'obtenir de plus en plus de comp&#233;tences, pour exister, pour &#234;tre Soi, pour s'affirmer Autre, que des cons&#233;quences sur la r&#233;alit&#233; du terrain. C'est &#224; cette r&#233;alit&#233; que l'administration est confront&#233;e tous les jours dans ses relations avec les usagers. Le manque de moyens humains, techniques ou m&#234;me normatifs est souvent mal v&#233;cu par des agents qui souhaitent un pouvoir politique dot&#233; d'une plus grande culture administrative.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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